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Guerre génocidaire d’Israël : Des drones israéliens frappent la flottille Sumud

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Des drones israéliens frappent la flottille Sumud

Après des attaques de drones cette semaine, la flottille pour Gaza est toujours immobilisée en Grèce, pour une remise en état des bateaux, nécessaire après une attaque d’une violence inédite attribuée à Israël. En Italie, la présence de ressortissants italiens sur ces embarcations humanitaires fait débat. Les institutions se positionnent différemment sur la mission elle-même et sur les problèmes de sécurité pour les équipages de la quarantaine de bateaux.  Sergio Mattarelle, président de la République, est sorti de son silence pour lancer un appel, « aux femmes et aux hommes de la flottille pour qu’ils acceptent la disponibilité offerte par le patriarcat latin de Jérusalem, lui aussi courageusement engagé auprès du peuple de Gaza, afin d’acheminer les aides en toute sécurité ». Avant lui, Giorgia Meloni, Première ministre, a durement critiqué la mission qu’elle estime « irresponsable ». De son côté, Antonio Tajani, chef de la diplomatie, déconseille toute tentative de forcer le blocus naval israélien et veut croire en une possibilité de médiation.

Actuellement, les activistes seraient divisés sur la poursuite de la mission et sur la proposition du patriarcat latin de Jérusalem. Maria Elena Delia, porte-parole de la délégation italienne, est rentrée à Rome pour tenter de trouver un compromis avec les représentants des institutions.

En France, comme en Belgique, un collectif de 130 personnalités publiques, parmi lesquelles Angèle, Zaho de Sagazan, Leïla Bekhti, Benjamin Biolay, Dj Snake, Renaud, Médine, Pomme, Léna Mahfouf, Eddy de Pretto, Lucie Lucas, Waly Dia, Georgio ou encore Camille Étienne, a appelé les gouvernements français et belge à assurer la protection des flottilles humanitaires en route vers la bande de Gaza. Dans une tribune publiée samedi par le Nouvel Obs, les signataires alertent sur la situation humanitaire à Gaza, où, selon les Nations unies, 500 000 personnes sont menacées de mort imminente par la faim. Ils dénoncent le blocus imposé par Israël, ainsi que l’absence de couloir humanitaire maritime permettant l’acheminement d’aide d’urgence. Les auteurs de la tribune critiquent l’inaction des autorités françaises et belges, à la différence d’autres pays européens comme l’Espagne, l’Irlande ou l’Italie, qui ont accordé une protection diplomatique à leurs ressortissants, voire mobilisé des moyens militaires pour assurer leur sécurité. Ils dénoncent également des attaques par des drones israéliens contre deux bateaux dans les eaux tunisiennes et internationales, ainsi que des menaces publiques émanant de responsables israéliens, notamment de l’ambassadeur d’Israël en France.

Rappelant que le droit international impose aux États de protéger les civils dans les zones de conflit et de garantir l’accès humanitaire, les signataires demandent une « action immédiate » pour assurer la sécurité des personnes embarquées et faire respecter le droit humanitaire.

Dans la bande de Gaza, l’armée sioniste continue sa guerre génocidaire en multipliant raids aériens et pilonnage de diverses zones. Au moins 21 Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés depuis l’aube de samedi dans des frappes israéliennes continues, ont indiqué des sources médicales à l’agence de presse palestinienne Wafa. Bilan qui sera revu à la hausse : pas moins de 72 martyrs ont été recensés dont 42 dans la seule ville de Gaza. Neuf personnes ont été tuées et d’autres ont été blessées lors du bombardement d’une maison dans le quartier de Kalboush, dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de Gaza. Trois corps ont été transférés à l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa après une frappe aérienne contre une maison dans la ville d’al-Zawaida, également dans le centre de Gaza. Quatre Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés dans une frappe sur un domicile du camp de réfugiés de Shati, à l’ouest de Gaza-Ville. Cinq autres corps ont été retrouvés après une frappe sur une maison de la rue al-Hajar, à l’est de Gaza-Ville, tandis que 13 personnes restaient piégées sous les décombres.

Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué au moins 65 600 Palestiniens, pour la plupart des femmes et des enfants. L’équivalent en bombes utilisées par l’armée sioniste dans sa campagne dans la bande palestinienne dépasserait de cinq fois celui essuyé par la ville de Dresde durant la 2è guerre mondiale. C’est ce qui fonde nombre d’experts à juger que sur les 2,4 millions de Gazaouis, il faut compter au moins 500.000 martyrs. Des mois de bombardements aériens et terrestres ont rendu Gaza en grande partie inhabitable, plongeant sa population dans la famine.

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