Dans la nuit du 21 au 22 juillet, soit à la veille de ces nouveaux pourparlers, la ville d’Odessa a été frappée par une vague de drones. De nouvelles attaques qui interviennent alors que la nuit précédente, 426 drones et plus d’une vingtaine de missiles ont été lancés contre l’Ukraine. Pour la Turquie, la poursuite de ces pourparlers d’Istanbul est, en soi, un motif de satisfaction. Les officiels turcs se disent même plus « optimistes » qu’à l’ouverture de la première session, en mai. Et ce même si les discussions n’ont débouché jusqu’ici que sur des échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.
Et si sur le terrain les Ukrainiens ne se font pas beaucoup d’illusions quant à un cessez-le-feu prochain, Volodymyr Zeenski annonce trois priorités à Istanbul : de nouveaux accords sur les échanges de prisonniers de guerre et de corps de civils et soldats tombés sur la ligne de front, négocier le retour des quelque 20 000 enfants enlevés par la Russie et organiser une rencontre directe avec Vladimir Poutine. Cette invitation au Kremlin est jusqu’à présent restée lettre morte.
Cette annonce de nouveaux pourparlers intervient alors que le ministre français des Affaires étrangères continue sa visite entamée lundi 21 juillet. Le chef de la diplomatie français a rencontré V. Zelensky, ainsi que son homologue Andriy Sybiha, et Ioulia Svyrydenko, nouvelle chef de gouvernement. Il s’est ensuite rendu à la centrale nucléaire de Tchernobyl, d’où il a dénoncé « les séquelles d’une guerre sans limite » et la frappe d’un drone russe en février.
Jean-Noël Barrot qui a réaffirmé le soutien français à Kiev a également confirmé l’intérêt des entreprises françaises à investir en Ukraine dans la production conjointe d’équipement militaire, notamment des drones. Les Européens continueront « d’accroître la pression sur Vladimir Poutine », a assuré le ministre sur les réseaux sociaux, réaffirmant le « soutien indéfectible » de la France envers l’Ukraine.
Après sa rencontre avec le ministre français, V. Zelensky a indiqué avoir « discuté du soutien en matière de défense, en particulier des moyens de défense antiaérienne » et de la formation des soldats ukrainiens. « C’est en faisant pression sur la Russie d’une part, et en apportant un soutien résolu à l’Ukraine d’autre part, que nous parviendrons à mettre fin à cette guerre lâche et honteuse », a déclaré de son côté J-N. Barrot.
