La zone concernée est située dans le Haut Atlas, à environ 90 km au sud de Marrakech. La société canadienne y mène des études géophysiques approfondies pour mieux cerner le potentiel minéral de la région.
Concernant le projet Tichka Est, la société a décidé d’élargir les cibles d’exploration, et a mené des travaux de terrain sur une nouvelle zone baptisée « Zone D » entre le 14 et le 27 septembre dernier. Ces travaux ont porté sur le creusement de sept tranchées, d’une longueur totale de 84 mètres. La « Zone D » a été identifiée grâce au croisement des données de télédétection satellitaire réalisées cette année, des données géologiques notamment des résultats de la cartographie des affleurements rocheux et d’anciens échantillons de roche ayant révélé des indices inhabituels.
L’objectif de ces travaux était d’examiner quatre principaux affleurements rocheux au sein du corridor ciblé, afin de vérifier l’extension des indices géologiques et d’identifier les secteurs les plus favorables au passage à une phase de forage en profondeur. Les premières observations ont révélé la présence de quartz, d’arsénopyrite et de pyrite, des indices pouvant être associés à une minéralisation, mais aucune quantité d’or n’a encore été confirmée, dans l’attente des résultats de laboratoire.
Un communiqué de l’entreprise a annoncé avoir prélevé 64 échantillons dans les tranchées réalisées, auxquels se sont ajoutés neuf échantillons destinés au contrôle qualité. J. François Lalonde, P-DG de Stellar AfricaGold, a indiqué que l’achèvement en deux semaines du programme de tranchées sur une nouvelle cible, l’envoi des échantillons au laboratoire parallèlement à la préparation des forages et du levé magnétique, font entrer le projet dans une phase d’activité d’exploration intensive.
L’entreprise ne s’arrête pas là dans ses ambitions puisqu’elle devrait lancer la deuxième phase de son programme d’exploration, déjà totalement financé, prévoyant cinq forages sur cette nouvelle zone entrant dans le cadre de forage au diamant comprenant 24 sondages, pour une longueur totale d’environ 5 000 mètres.
Dans l’attente des résultats d’analyses des forages préliminaires visant à déterminer les endroits cibles et si la zone D deviendra l’une des principales cibles du programme de forage actuellement en préparation, Stellar AfricaGold devrait d’abord commencer par effectuer des forages dans la « Zone B », avant de passer à sa nouvelle cible d’ici la fin de l’année en cours.
L’opérateur canadien prépare également un levé magnétique haute résolution par drone pour mieux comprendre la structure géologique du sous-sol. L’opération concernera les zones A, B et C sur environ 144 kilomètres linéaires afin de mieux cerner les structures géologiques souterraines et d’identifier les secteurs prioritaires pour les prochaines campagnes d’exploration.
Pour rappel, Stellar AfricaGold développe le projet couvrant environ 82 km², avec cinq permis de recherche et une licence d’exploitation, dans le cadre d’un accord avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), qui permet à la société canadienne de porter sa participation dans le projet à 85 % en contrepartie de dépenses d’exploration de 2,39 millions de dollars américains sur trois ans.

