« Nos braves combattants, c’est votre jour pour faire comprendre à l‘ennemi que son ère est terminée… Ils ont souillé al-Aqsa. Nous les avions prévenus », a déclaré M. Deif. Baptisée « Ouragan d’al-Aqsa », l’opération d’envergure vient en riposte aux crimes de l’occupation dans la ville sainte al-Qods et contre la mosquée al-Aqsa.
Le dôme de fer a été activé, ont rapporté les médias israéliens selon lesquels des explosions ont été entendues à l’ouest de Jérusalem et dans les régions sud de Tel Aviv. Dans la foulée des nuées de roquettes lancées par la résistance palestinienne, l’offensive terrestre a été lancée. Des dizaines de combattants palestiniens ont franchi la barrière frontalière et attaqué des positions militaires israéliennes puis des dizaines de colonies et les ont conquises sous une couverture d’un pilonnage de roquettes. Nombre des positions militaires, dont Karam Abou Salem, à l’est de Rafah, sont tombées entre les mains des Palestiniens qui ont réussi, via un drone, à détruire un char Merkava. La résistance s’est aussi emparée de plusieurs jeeps militaires et les ont ramenés dans la bande de Gaza.
Selon les médias palestiniens, des militaires et des colons ont été tués et blessés dans ces attaques, et 35 autres ont été faits prisonniers. Selon un bilan provisoire, il y aurait 80 tués parmi les Israéliens. Les médias israéliens ont rapporté que 10 policiers ont été tués devant la porte du commissariat de police de Sederot et les éléments du Hamas contrôlent le commissariat.
Selon un bilan provisoire israélien, il y aurait 545 blessés dans les hôpitaux israéliens. Un bilan qui est monté à 800 et risque de grandir. Ofir Liebstein, président du Conseil régional de Sha’ar Hanegev a été tué dans l’opération, selon les médias israéliens. Ces derniers ont rapporté que le Hamas a conquis 7 colonies limitrophes de Gaza et les combats ont lieu dans 12 autres colonies.
L’armée d’occupation a évacué ses bases aériennes de crainte que les résistants palestiniens ne les attaquent et ne s’emparent des avions militaires. Selon des sources médicales palestiniennes, plus de 160 martyrs palestiniens et près de 1000 blessés se trouvent dans les hôpitaux de la bande de Gaza depuis ce matin Benyamin Netanyahu, a affirmé qu’Israël était en guerre après cette surprenante offensive militaire massive du Hamas. Sur place, la situation reste très chaotique, avec un décalage entre la version officielle de l’armée et les images sanglantes qui circulent sur les réseaux sociaux. B. Netanyahu a averti, dans un message vidéo, que le Hamas paierait « un prix sans précédent. » Surpris en plein Shabbat par les roquettes tirées depuis la bande de Gaza et l’infiltration « à l’aide de parapentes motorisés » des combattants du Hamas, Israël a déclenché en riposte l’opération « Épée de fer ». Les réservistes ont été appelés au front.
L’attaque des commandos palestiniens menée sur trois fronts, a été fulgurante. Sur terre, depuis la mer où ces combattants ont débarqué sur des plages israéliennes, et depuis les airs, à la fois via les tirs de roquettes, mais aussi en parapentes motorisés, selon la cellule de communication de guerre des Brigades Azzedine Al Qassam, branche armée du Hamas.
Les hôpitaux appellent aux dons du sang. Des images sanglantes ont été publiées sur les réseaux sociaux par les comptes du Hamas et d’autres factions palestiniennes et trouvent leur chemin vers les téléphones des civils israéliens. Des vidéos effroyables de soldats morts, baignant dans leur sang. Des colons abattus en pleine rue, d’autres enlevés et envoyés vers Gaza. Et des combattants du Hamas paradant triomphalement, au milieu de chars israéliens dans des bases militaires désertées.
L’État hébreu a décidé de fermer les points de passage depuis et vers la Cisjordanie occupée, car le Hamas appelle tous les Palestiniens des territoires occupés au soulèvement général. Israël redoute donc une attaque à sa frontière nord, depuis le Liban et la Syrie.
L’Autorité palestinienne est également en état d’alerte. Ses hôpitaux ont déclenché une opération spéciale, pour accueillir des blessés de Gaza. Beaucoup s’attendent à une lourde riposte israélienne, contre l’enclave côtière palestinienne, où vivent plus de deux millions d’habitants.
Au Liban, le Hezbollah a félicité le mouvement islamiste Hamas pour son « opération héroïque à grande échelle » et exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien. A Téhéran, un conseiller militaire de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, a salué samedi la « fière » offensive déclenchée par le Hamas contre Israël, à l’étranger tout le monde condamne l’offensive. A Sanaa, les Yéménites ont aussi béni l’opération palestinienne et affiché leur solidarité avec leurs frères Palestiniens qui endurent les affres d’une occupation sauvage.
Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé la prise en otage de civils en violation du droit international et a réclamé leur libération, après l’offensive du Hamas contre Israël. « Les nouvelles de civils pris en otage chez eux ou à Gaza sont effroyables. Cela va à l’encontre du droit international. Les otages doivent être libérés immédiatement », a-t-il déclaré sur X.
A Londres, James Cleverly, ministre des Affaires étrangères britannique, a condamné « les horribles attaques du Hamas contre les civils israéliens ». L’Italie soutient elle aussi « le droit d’Israël à se défendre » contre « l’attaque brutale qui se déroule dans le pays », selon le gouvernement. Le mot « terrorisme » est employé par Berlin, ainsi que la France qui condamne « avec la plus grande fermeté les attaques terroristes en cours contre Israël et sa population ». Paris réaffirme son « rejet absolu du terrorisme et son attachement à la sécurité d’Israël ». La Russie quant à elle appelle à la « retenue ». Proche à la fois d’Israël et du camp palestinien, Moscou a été « surpris » par cette aggravation des tensions, selon Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire du Kremlin pour le Proche-Orient et l’Afrique. Tor Wennesland, émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, a vivement condamné samedi les « attaques abominables » du Hamas contre Israël et appelé à leur arrêt « immédiat », selon un communiqué.
