Le groupe parlementaire du PP au Parlement des Canaries prévoit de présenter une initiative lors de la prochaine séance plénière. Ce texte demande au gouvernement de Pedro Sánchez de garantir que les exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale soient respectées pour la gestion de l’espace aérien du Sahara, maintenant ainsi son administration sous contrôle espagnol, via Enaire et le centre de contrôle du trafic aérien des îles Canaries.
L’initiative, menée par David Morales, député de Grande Canarie, vise à obtenir davantage de transparence sur d’éventuelles négociations entre Madrid et Rabat. Le PP exige du gouvernement central qu’il informe de manière « continue et immédiate » le gouvernement et le Parlement des Canaries des discussions avec le Maroc et que tout changement éventuel soit soumis à débat et approbation du Parlement régional, ainsi qu’au consentement des organismes internationaux compétents.
D. Morales souligne que les « îles Canaries ne peuvent pas être tenues à l’écart » de négociations qui pourraient affecter directement la sécurité de l’archipel, ses liaisons aériennes, les intérêts stratégiques militaires de l’Espagne, ainsi que le rôle humanitaire joué par les forces armées et la Garde civile dans la gestion des flux migratoires à travers l’Atlantique. Il appelle le gouvernement espagnol à clarifier les termes des négociations en cours avec le Maroc et les garanties de sécurité qui seraient offertes aux Canaries en cas de transfert de gestion de l’espace aérien. Le député lie ces préoccupations à l’évolution de la position du gouvernement socialiste sur le Sahara occidental, notamment après l’accord conclu en avril 2022 avec le Maroc pour ouvrir un dialogue sur la gestion de l’espace aérien dans le cadre d’un groupe de travail sur la coopération aéronautique. Selon lui, la représentation de l’archipel dans ces consultations n’a pas été suffisamment prise en compte.

