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Droits humains : A Genève, la diplomatie marocaine dénude l’Algérie

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« La supercherie que représente le régime algérien n’est plus un secret pour les délégations présentes », a déclaré la délégation marocaine en réponse aux accusations de la partie algérienne. Une « supercherie d’un État au bord de la faillite, et dont l’économie, ou ce qui en reste, est tributaire de la rente du pétrole qui, en baissant à grande vitesse, met à nu les réalités du régime militaire ».
Dénonçant la « fixation pathologique sur le Maroc » et la « volonté maladive de toujours vouloir saper » le royaume et la dynamique internationale qui le conforte dans sa position, celle d’une « réalité historique, politique, culturelle, religieuse et économique de la marocanité du Sahara », la délégation marocaine a rappelé la réalité de la situation en Algérie que le peuple Algérien dénonce depuis 2019 avec les manifestations presque quotidiennes du Hirak.
De concert avec la délégation marocaine, Omar Zniber, ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève s’est demandée comment le représentant algérien pouvait-il s’attaquer au Maroc alors que la situation dans son pays est au bord du gouffre.En dénonçant la détérioration de la situation sur tous les plans social, économique et politique en Algérie, O.Zniber a tenu à rappeler qu’aujourd’hui l’Algérie sombre dans la répression violente des manifestations populaires et le déni des droits de l’homme les plus élémentaires du peuple.
Des images injurieuses à la dignité humaine circulent à travers les réseaux sociaux montrant les Algériens, dans des files interminables, se bousculant pour un sac de farine, un sac de lait et des bouteilles d’huile, devenues des denrées rares, car gagner une bouteille d’huile est devenu un exploit ou un acte héroïque qui doit être documenté par vidéo, a souligné le diplomate marocain.
Et de s’alarmer sur la part d’eau par habitant en Algérie qui ne dépasse pas 300 mètres cubes par an, ce qui est bien inférieur à la définition internationale minimale de la pauvreté en eau, « cela signifie simplement que de nombreux citoyens en Algérie n’ont pas d’eau tous les jours, y compris dans la capitale. (…) Où est donc passé la rente pétrolière engrangée par la junte militaire depuis 60 ans ? », s’est-il demandé.
« Puisque le représentant de l’Algérie aime parler d’argent, qu’il apporte la réponse au peuple algérien sur les détournements massifs que les condamnations de deux chefs de gouvernements pour corruption ne sauraient masquer, tant il est évident pour le peuple algérien que ses richesses ont été spoliées, y compris au profit des milices séparatistes à la solde de la junte militaire des gouvernants de l’Algérie », a fait observer le diplomate.
Quant au registre de la liberté de la presse, sujet du débat au titre du Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la liberté d’expression et de rassemblement, la délégation marocaine a regretté le deux poids deux mesures en Algérie où les médias sont à la solde des gouvernants ou lorsqu’ils expriment une voie critique se heurtent aux blocages et à la censure.
« Le représentant de l’Algérie a omis de souligner qu’au lieu d’accorder la liberté d’expression à sa presse nationale, cette dernière est malheureusement orientée vers la propagande en faveur des gouvernants », notamment en faisant la part belle à des sujets qui n’intéressent pas le lectorat algérien, des « questions marginales » comme la « couverture médiatique des activités menées par le groupe terroriste armé du Polisario et faisant l’apologie de ses affrontements militaires imaginaires ».
O.Zniber a affirmé qu’il est malheureux que « l’Algérie d’aujourd’hui, où népotisme, clientélisme et passe-droits font bon ménage, plusieurs supports médiatiques font l’objet de sanctions allant jusqu’à la fermeture, pour les faire taire à jamais », notamment lorsque ceux-ci parlent en vrai de la question de Sahara marocain, lorsqu’ils couvrent les manifestations du Hirak et publient les slogans réels anti-armée et anti-Tebboune, ou encore lorsqu’ils « révèlent au grand jour les grosses affaires d’enrichissement illicite des généraux et le trafic de drogue, à l’instar de +Président Cocaïne+, +A bas la mafia militaire+, +le régime militaire à la poubelle de l’histoire+ ».
Et de conclure face aux invectives lancées par le représentant algérien, qu’ « il conviendrait mieux au délégué algérien d’employer son énergie et son obstination à d’autres fins, mieux orientées et plus en phase avec l’objet de nos réunions, et sans vulgarité de langage et manque de respect à cette instance », car compte tenu des rapports des mécanismes du HCDH (Haut commissariat des droits de l’homme) et des ONGs, accablant les gouvernants algériens sur les multiples atteintes aux droits de l’Homme, « ce régime est le moins placé pour s’ériger en donneurs de leçon en la matière ».

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