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Dossier saharien : Fronde dans les camps de Tindouf. Des voix dissidentes exigent un congrès reporté d’un an

by Perspectives Med
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Dossier saharien : Fronde dans les camps de Tindouf. Des voix dissidentes exigent un congrès reporté d’un an

Les détracteurs de l’actuelle direction du Front y rappellent que leur « cause nationale traverse une phase délicate et critique », marquée par « des revers et des échecs tant externes qu’internes » et un « dangereux déclin dans la gestion du projet national ».  Ils pointent d’abord le bilan de la « guerre » initiée le 13 novembre 2020 contre le Maroc, admettant « la perte de contrôle sur les territoires libérés, la réduction de la marge de manœuvre sur le terrain, et l’absence de plan clair pour reprendre l’initiative ». Une déconvenue sur le terrain qui s’accompagne, sur le front diplomatique, d’un « retrait continu de la reconnaissance de la République sahraouie et d’une reconnaissance internationale croissante du fait accompli imposé par l’occupation ».

La pétition dénonce également « l’effondrement quasi total du système de sécurité dans les camps et les zones libérées, ainsi que la prolifération des armes aux mains des trafiquants de drogue ». Les auteurs de l’initiative mettent aussi en garde contre « les complots extérieurs visant à saper le projet national et à liquider la cause nationale, dont le premier test aura lieu en octobre prochain » au Conseil de sécurité de l’ONU.« Malgré les appels répétés aux élites et au peuple pour qu’ils prennent position face à ces défis, la direction nationale, lors de sa dernière réunion (les 12 et 13 juillet dans les camps de Tindouf,) a ignoré tous ces dangers et revendications. Pire, elle a traité la situation comme si elle était dans un parfait état, marquant ainsi une déconnexion totale avec la réalité et un détournement manifeste du projet national », lit-on dans le corps de la pétition.

Les auteurs de la pétition vont plus loin en affirmant que « la légitimité de toute autorité n’est pas un chèque en blanc, mais plutôt un contrat entre elle et les gouvernés », tout en accusant l’actuelle direction du Front de ne pas honorer « ses obligations », telles que « la protection de l’intégrité de la patrie, la sécurité du peuple et la garantie de sa dignité ».

Autant de points noirs qui exigent « la tenue d’une conférence extraordinaire afin de corriger les erreurs, rétablir les équilibres, renforcer les liens d’unité nationale et la légitimité de sa direction, et servir de plateforme pour mobiliser les énergies latentes de la nation ». Bachir Mustapha Sayed avait déjà exprimé les mêmes griefs dans un article qui remonte à juillet 2024. En mai dernier, des membres du Polisario avaient aussi appelé à l’organisation d’un congrès extraordinaire pour « sauver le Polisario de la disparition ».

Lors de la dernière réunion du secrétariat général du Polisario, tenue la semaine dernière, les voix réclamant un congrès ordinaire en janvier 2026 se sont heurtées au veto de B. Ghali et de ses alliés.  

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