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Démonétisation d’Israël : B. Netanyahu perd de sa superbe à l’ONU

by Perspectives Med
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Démonétisation d’Israël : B. Netanyahu perd de sa superbe à l’ONU

Selon le sondage réalisé par l’Institut Lazar de recherche en coopération avec Panel for All, 62 % des Israéliens ont exprimé leur profonde inquiétude face au net déclin de la position internationale d’Israël, tandis que 31 % ont déclaré ne pas être préoccupés par ce déclin. Le sondage a révélé un contraste frappant entre les partisans du Premier ministre Benjamin Netanyahu et ceux de l’opposition ; 59 % des électeurs de la coalition de Netanyahu ont déclaré ne pas être inquiets de l’isolement international d’Israël, tandis qu’une écrasante majorité des électeurs de l’opposition (88 %) ont exprimé une vive inquiétude, dont 54 % qui ont exprimé une « très vive inquiétude ».

Le sondage a révélé le déclin des partis religieux ultra-orthodoxes (Haredim) et la perte d’un siège chacun par les partis Judaïsme unifié de la Torah et Shas, ce qui a entraîné la chute de la coalition pro-Netanyahu à son plus bas niveau, tandis que l’opposition sioniste est passée à 55 sièges.

À la question posée aux participants sur leur intention de vote aujourd’hui, le parti Yashar, dirigé par Gadi Eisenkot, arriverait en tête avec 22 sièges, suivi du parti Likoud, dirigé par Benjamin Netanyahu, avec 18 sièges, puis du parti de Naftali Bennett avec 13 sièges et des Démocrates avec 11 sièges.

Colère US

A rappeler que des milliers de personnes ont manifesté jeudi à New York pour protester contre la venue du premier ministre de l’ennemi israélien venu participer à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.  Les manifestants ont réclamé l’arrêt de la « guerre de génocide israélienne à Gaza » ainsi que la fin des politiques d’occupation et de déplacement forcé visant les Palestiniens.

Rassemblés devant la Bibliothèque publique de New York, sur la 42e rue, les protestataires ont brandi des drapeaux palestiniens et des pancartes dénonçant les politiques d’Israël dans les territoires palestiniens, ainsi que des affiches qualifiant B. Netanyahu de « criminel de guerre », sous un important dispositif de la police de New York déployé dans le périmètre.

Les participants ont scandé « Palestine libre » et arboré des banderoles proclamant : « Pas de criminels de guerre à New York », « Israël tue les Palestiniens par la famine », « Nous sommes témoins d’un génocide » ou encore « Les pays du monde doivent imposer des sanctions à Israël ».

Les manifestants ont défilé dans les rues de la ville au rythme de slogans réclamant la liberté pour la Palestine, avant que la police ne dresse des barrages métalliques à proximité du siège de l’ONU afin de leur bloquer l’accès aux abords immédiats du bâtiment.

La marche a été émaillée de légères altercations entre des groupes portant des drapeaux de l’ennemi israélien et des manifestants pro-palestiniens, avant l’intervention de la police de New York pour séparer les deux parties, permettant aux manifestants de poursuivre leur rassemblement dans la zone assignée par les forces de l’ordre près du siège des Nations unies.

Appels à l’arrestation du « criminel de guerre »

Dans une déclaration accordée à l’agence Anadolu, Yitzchok Deutsch, membre du mouvement juif orthodoxe Neturei Karta opposé à Israël et au sionisme, a affirmé qu’il était « faux » que Netanyahu s’exprime au nom des Juifs. « Netanyahu doit être arrêté, et nous remercions le maire de New York (Zohran Mamdani) pour chaque initiative courageuse prise en vue de l’arrestation de ce criminel de guerre », a-t-il ajouté estimant que B. Netanyahu aurait dû être conduit en prison au lieu de prendre la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU.

De son côté, l’universitaire Dennis Kalob a souligné que les organisations de défense des droits humains ont reconnu la perpétuation d’un génocide à Gaza et d’un nettoyage ethnique en Cisjordanie occupée, ajoutant que le gouvernement américain et d’autres États soutenant Israël sont complices de ces crimes.

D. Kalob a également critiqué les frappes américaines contre l’Iran, les qualifiant de « totalement absurdes », et a affirmé que la guerre a entraîné des pertes pour les populations du monde entier, outre son impact sur les vies humaines et l’économie mondiale. Au moins une centaine de marcheurs ont été arrêtés par les forces de police.

Province d’Israël

Elliot Brandt, le directeur général de l’AIPAC — lobby pro-israélien, qui bénéficie du privilège de ne pas avoir à s’enregistrer en tant que lobby étranger — a été surpris en train de se vanter de la facilité avec laquelle il contrôle le président des États-Unis ainsi que les responsables de la sécurité nationale de Donald Trump : conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État Marco Rubio, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche chargé de la politique Stephen Miller, le directeur de la CIA John Ratcliffe, et d’autres encore.

Dans un enregistrement divulgué stupéfiant, on entend Elliot Brandt, PDG de l’AIPAC, se vanter ouvertement de la manière dont ce puissant lobby pro-israélien manipule des figures clés du cercle restreint de la sécurité nationale de D.Trump, les poussant vers une nouvelle guerre coûteuse et impopulaire au Moyen-Orient pour le compte d’Israël.

Cet enregistrement a suscité l’indignation en ligne, alimentant les accusations selon lesquelles la politique étrangère américaine n’est pas dictée par les intérêts des États-Unis, mais par une machine de lobbying alignée sur des intérêts étrangers et exerçant une influence sans contrôle. Pour les critiques, cette fuite prouve une fois de plus que les États-Unis ne sont pas seulement compromis, mais occupés.

Le colonel américain Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet du général quatre étoiles Colin Powell (secrétaire d’État sous l’administration George W. Bush), a réagi à cette sortie. « J’ai vu le Mossad prendre le contrôle du Pentagone en 2002. Ils n’avaient besoin d’aucune pièce d’identité pour franchir l’entrée du bâtiment située côté rivière. Ils montaient voir Douglas Feith, le sous-secrétaire à la Défense chargé de la politique — le troisième homme le plus puissant du département de la Défense. Parfois, ils allaient voir Paul Wolfowitz, le secrétaire adjoint à la Défense », a-t-il relevé.

Les deuxième et troisième postes les plus puissants du Pentagone étaient occupés par des juifs sionistes favorables à l’hégémonie du « Grand Israël » sur le Moyen-Orient. Ils ont réussi à entraîner l’Amérique dans une guerre au Moyen-Orient au service de l’agenda sioniste du Grand Israël — du Nil à l’Euphrate, ou aujourd’hui du Nil jusqu’au Pakistan. Le 11 septembre a été leur « Pearl Harbor » orchestré, leur permettant de lancer leur « guerre contre le terrorisme » — une entreprise qui, en réalité, a consisté pour l’Amérique à détruire l’Irak, la Libye et la Syrie, autant d’obstacles à l’expansion d’Israël. À l’heure actuelle, le lobby israélien a entraîné les États-Unis dans une guerre contre l’Iran, un conflit dont l’Iran est, à ce jour, sorti vainqueur.

  1. Trump vit mal la défaite militaire qu’il a infligée à l’Amérique. Il a tenté de la dissimuler derrière ses fanfaronnades.

Sachant que D. Trump ne peut accepter la défaite, B. Netanyahu l’a poussé dans une impasse où la seule façon d’échapper à l’échec tout en sauvant la face serait de frapper l’Iran avec l’arme nucléaire. C’est ainsi qu’il faut comprendre la menace proférée par D. Trump mardi 22 septembre, devant le monde entier réuni à l’Assemblée générale des Nations unies : il a donné à l’Iran jusqu’après les élections de mi-mandat du 3 novembre pour capituler, sous peine d’anéantissement. Or, l’anéantissement de l’Iran nécessiterait le recours à l’arme nucléaire par D. Trump ou par Israël.

Ce dont le monde a été témoin mardi dernier, c’est de l’emprise totale d’Israël sur la politique étrangère américaine. Le régime US ne sert pas l’Amérique. Il ne sert pas ses alliés de l’OTAN. Il ne sert ni la paix ni la justice. Le régime Trump sert Israël, au détriment non seulement de tous les Américains, mais aussi du monde entier.

Le 3 novembre, nous découvrirons quelle proportion d’Américains — s’il y en a — a compris cela.

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