Dans le cadre de la programmation budgétaire triennale (PBT) 2026-2028, le Maroc met en œuvre des mesures destinées à stabiliser ses finances publiques tout en optimisant l’usage des ressources de l’État. L’objectif affiché consiste à réduire le déficit budgétaire à 3% du produit intérieur brut (PIB) pour chacune des trois années, selon les informations publiées par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette approche pluriannuelle permet d’inscrire la gestion budgétaire dans une perspective durable et de renforcer la prévisibilité, la transparence et la responsabilisation des gestionnaires publics.
La PBT repose sur une maîtrise stricte des principaux postes budgétaires, avec une attention particulière portée à l’orientation des dépenses vers l’essentiel afin d’assurer la continuité et la qualité des services rendus aux citoyens. Parmi les mesures prévues, figure la rationalisation des dépenses de fonctionnement, qui couvre des secteurs clés comme l’eau, l’électricité, les télécommunications, ainsi que les frais de transport et de déplacement à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Sont également concernés les frais de réception, d’hôtellerie et d’organisation de conférences, de séminaires ou de cérémonies officielles. Parallèlement, l’optimisation des ressources humaines demeure un élément central pour combler les déficits au niveau territorial et assurer une gestion efficace des services.
L’investissement public constitue un axe prioritaire de la programmation triennale. Les projets inscrits dans des conventions signées devant le Souverain, ainsi que ceux soutenus par des partenaires internationaux ou des pays donateurs, bénéficient d’une attention particulière. La PBT vise à renforcer l’efficacité des dépenses d’investissement, à accélérer la réalisation des projets en cours et à garantir que chaque dépense contribue directement au développement économique et social du pays.
Le rapport souligne également l’importance de la régularisation préalable de la situation juridique du foncier avant toute expropriation pour utilité publique, afin de limiter les coûts et de sécuriser les projets. D’autres mesures visent à réduire les dépenses liées à l’acquisition de véhicules et à la construction ou l’aménagement des locaux administratifs. Ces orientations s’appliquent à tous les services de l’État, aux comptes spéciaux du Trésor et aux établissements publics gérés de manière autonome.
Actualisée chaque année, la PBT permet d’adapter la programmation budgétaire aux fluctuations économiques et sociales, en offrant aux gestionnaires publics une meilleure visibilité sur les engagements financiers. Elle vise à garantir la soutenabilité budgétaire, à renforcer la performance des services publics et à soutenir la stabilité économique, tout en assurant un suivi rigoureux des ressources et des dépenses de l’État.
