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Déblocage du détroit d’Ormuz : Londres rejoint l’équipée US

by Perspectives Med
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Déblocage du détroit d’Ormuz : Londres rejoint l’équipée US

Le Royaume-Uni a franchi un nouveau cap dans la guerre opposant les États-Unis à l’Iran en autorisant l’utilisation de ses bases militaires pour des opérations américaines. Cette décision survient après une tentative de frappe iranienne visant la base stratégique de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Selon des responsables américains, deux missiles balistiques ont été tirés, sans atteindre leur cible, l’un ayant échoué en vol et l’autre ayant été intercepté. À la suite de cet épisode, Londres a validé une coopération militaire renforcée avec Washington, présentée comme limitée à des opérations « défensives ».

Les autorités britanniques justifient ce choix par la nécessité de sécuriser leurs intérêts, notamment dans le détroit d’Ormuz, devenu un point névralgique du conflit. Ce passage maritime, par lequel transite environ 20 % de l’énergie mondiale, est partiellement paralysé par les actions iraniennes, provoquant une flambée des prix du pétrole.

Cette implication britannique souligne l’élargissement du conflit, qui dépasse désormais le cadre régional. Les tensions se répercutent directement sur les marchés mondiaux, avec une hausse significative du baril de Brent, alors que les infrastructures énergétiques du Golfe restent des cibles privilégiées. Paradoxalement, Washington a tenté d’atténuer la crise en autorisant temporairement certaines exportations de pétrole iranien afin de stabiliser les prix. Dans le même temps, le discours iranien se durcit. Des responsables militaires ont évoqué l’extension possible des représailles au-delà du Moyen-Orient, y compris contre des cibles occidentales à travers le monde. Cette stratégie laisse entrevoir un recours accru à des actions asymétriques, visant à compenser la pression militaire directe exercée par les États-Unis et leurs alliés. Ainsi, la décision britannique marque une étape supplémentaire dans l’internationalisation du conflit, où les lignes entre défense et engagement offensif deviennent de plus en plus floues, renforçant les risques d’une escalade globale.

Un sous-marin de la Royal Navy à propulsion nucléaire est arrivé en mer d’Arabie, doté de la capacité de lancer des missiles de croisière contre l’Iran en cas d’escalade du conflit, selon des sources militaires citées par la presse britannique. Selon ces médias, le HMS Anson, équipé de missiles Tomahawk Block IV d’une portée de 1 600 kilomètres et de torpilles lourdes Spearfish, a quitté le port de Perth le 6 mars et serait en train de prendre position dans les eaux profondes du nord de la mer d’Arabie, après avoir parcouru environ 8 800 kilomètres depuis la côte ouest de l’Australie.

La presse britannique précise que le sous-marin remonte à quelques mètres sous la surface toutes les 24 heures afin de communiquer avec le quartier général militaire britannique permanent (PJHQ) à Northwood, Londres. Selon des sources de la Défense, c’est le général de corps d’armée Nick Perry, chef des opérations interarmées, qui donnerait l’ordre de tirer si le Premier ministre l’autorisait.

Les pays du G7 ont indiqué être prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la sécurisation de l’approvisionnement énergétique mondial.

 

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