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D. Trump exige la reddition de l’Iran : Et assure avoir monté une coalition ad hoc

by Perspectives Med
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D. Trump exige la reddition de l’Iran : Et assure avoir monté une coalition ad hoc

L’annonce a été faite lors du sommet « Shield of Americas », où des dirigeants de plusieurs pays se sont réunis pour discuter de la sécurité régionale.

La veille, des médias ont rapporté que les États-Unis assurent se préparer à déployer un troisième porte-avions au Moyen-Orient pour des frappes contre l’Iran, selon des médias. Le porte-avions de la marine américaine USS George H.W. Bush a terminé ses préparatifs pour partir vers la Méditerranée orientale, d’après Fox News. Le navire, qui a finalisé ses préparatifs au large de l’île de Hatteras en Caroline du Nord, devrait appareiller prochainement. Il dispose de dizaines d’avions d’attaque et sera accompagné de destroyers lance-missiles guidés.

Le porte-avions USS Gerald R. Ford opère actuellement en mer Rouge, tandis que le porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN-72) est actif en mer d’Oman.

Pour légitimer son agression contre l’Iran, Donald Trump a déclaré que « ce que nous faisons est un service non seulement pour le Moyen-Orient, mais pour le monde entier contre des tueurs extrêmement dangereux en Iran ». Comme il a affirmé, plus tard, que l’Iran s’était excusé auprès des pays voisins et avait promis de cesser de les attaquer suite à la pression militaire continue des États‑Unis et d’Israël. Dans un message publié sur la plateforme sociale Truth Social, D. Trump a déclaré que Téhéran avait reculé à la suite des attaques soutenues menées par Washington et son allié régional. « L’Iran, qui est battu à mort, s’est excusé et s’est rendu auprès de ses voisins du Moyen-Orient, et a promis de ne plus leur tirer dessus. Cette promesse n’a été faite que grâce à l’attaque implacable des États‑Unis et d’Israël », a-t-il écrit samedi.

Il a également affirmé que les ambitions iraniennes de domination régionale avaient été arrêtées, déclarant : « Ils cherchaient à prendre le contrôle et à régner sur le Moyen-Orient. C’est la première fois que l’Iran perd, en des milliers d’années, face aux pays voisins du Moyen-Orient. » D. Trump a ajouté que les dirigeants régionaux lui avaient exprimé leur gratitude.

Dans le même message, il a critiqué l’Iran, déclarant : « L’Iran n’est plus le ‘tyran du Moyen-Orient’, il est désormais ‘LE PERDANT DU MOYEN-ORIENT’, et le restera pendant de nombreuses décennies jusqu’à ce qu’il se rende ou, plus probablement, s’effondre complètement ! » Il a également averti d’une action militaire supplémentaire, affirmant : « Aujourd’hui, l’Iran sera frappé très durement ! Sont sérieusement envisagés pour destruction complète et mort certaine, en raison du mauvais comportement de l’Iran, des zones et des groupes de personnes qui n’avaient jusqu’à présent pas été envisagés comme cibles. »

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes et de frappes signalées impliquant les États‑Unis et Israël contre des sites en Iran.

A souligner que Rob Jetten, Premier ministre néerlandais, a déclaré la veille vendredi que les récentes frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, ainsi que les ripostes iraniennes, sont contraires au droit international. Lors d’un point de presse à La Haye, il a souligné que, bien que ces actions enfreignent les normes juridiques internationales, il comprend la logique derrière les frappes visant les programmes nucléaires et de missiles de l’Iran, selon le diffuseur NOS. « On constate que l’Iran lui-même viole également le droit international depuis de nombreuses années », a-t-il déclaré, ajoutant que « le droit international a échoué à protéger la population iranienne ».

Malgré cette compréhension, les Pays-Bas ne soutiennent pas les attaques américaines et israéliennes. R. Jetten a précisé que les frappes ont été menées sans consultation préalable ni demande d’approbation d’autres nations, y compris des autorités néerlandaises, et il ne s’attend pas à ce qu’une telle approbation soit demandée rétroactivement. Le Premier ministre s’est abstenu de juger si ces frappes constituaient la bonne décision, déclarant : « Cette question n’est pas pertinente pour le moment, car nous sommes encore au milieu de l’escalade ».

Il a ajouté que le gouvernement néerlandais se concentre sur la protection des intérêts néerlandais et européens face aux tensions actuelles. Dans ce contexte, les Pays-Bas pourraient déployer un navire militaire dans la région. Le gouvernement envisage d’envoyer la frégate de défense aérienne et de commandement Zr. Ms. Evertsen, la décision finale devant être prise après de nouvelles consultations ce week-end.

Rob Jetten a indiqué que l’intention serait probablement d’approuver le déploiement, les détails tels que la portée de la mission et les instructions militaires devant être finalisés dans les prochains jours. La France s’est engagée, elle, à utiliser son porte-avions Charles de Gaulle pour protéger les nations européennes proches de l’Iran contre d’éventuelles attaques de missiles ou de drones, a ajouté le responsable néerlandais. L’Evertsen, capable d’intercepter des projectiles en vol, participera aux côtés du navire français.

Pour sa part, l’Allemagne a annoncé samedi qu’elle ne participerait pas à la guerre menée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran. « Je le dis très clairement : ce n’est pas notre guerre. Nous ne participerons pas à cette guerre », a déclaré le vice-chancelier Lars Klingbeil lors d’une interview accordée au média RND. Il a mis en garde contre « le grand danger de glisser de plus en plus dans un monde où il n’existe plus de règles. Nous ne voulons pas vivre dans un monde où seule la loi du plus fort s’applique. »

Le vice-chancelier a également exprimé « de grands doutes sur la légitimité de cette guerre au regard du droit international. » Il s’est clairement opposé à la position du chancelier Friedrich Merz, qui avait déclaré que son gouvernement partageait « les objectifs des États‑Unis et d’Israël concernant le programme nucléaire et de missiles de l’Iran, la menace de Téhéran envers Israël, ainsi que son soutien au terrorisme et aux groupes proxy. »

Lors d’un meeting électoral, Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, a rejeté les critiques du Parti populaire (PP) et de Vox, qui ont affirmé que la position de l’Espagne isolait le pays. « Vous avez peut-être entendu dire que l’Espagne est seule. Ce sont les mêmes personnes qui disaient cela lorsque nous avons reconnu l’État de Palestine, et ensuite d’autres ont suivi », a-t-il déclaré. « Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes les premiers. Ceux qui finiront seuls sont ceux qui défendent l’indéfendable », a-t-il ajouté.

P. Sanchez a exprimé sa fierté pour la position de l’Espagne, notant que d’autres pays ont repris la position de Madrid sur le conflit. « Voir la résonance de la position de l’Espagne. C’est une source de fierté d’être espagnol et de voir ce que nous défendons face à la barbarie », a-t-il déclaré.

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