« Dans une démarche incompréhensible qui soulève de nombreuses interrogations sur les fondements de la pratique démocratique, notre parti a été exclu de ce cycle de consultations directes lancé par le ministère de l’Intérieur », a indiqué A. El Aziz sur sa page Facebook. Cette mise à l’écart intervient après le dépôt par les partis de leurs mémos relatifs aux lois encadrant les élections législatives prévues en 2026. « Ce comportement sélectif et discriminatoire, en contradiction avec les usages politiques les plus élémentaires, envoie un message des plus préoccupants concernant l’avenir du processus électoral », a-t-il ajouté tout en se demandant : « les revendications d’une véritable réforme sont-elles désormais perçues comme des obstacles, au point de confisquer le droit de les défendre ? ».
Le leader de la Fédération a rappelé que parmi ces revendications figurent l’impératif d’instaurer un climat de confiance, notamment à travers l’assainissement de la vie politique, la rupture avec les dérives majeures qui caractérisent le processus électoral, la mise en place d’une instance indépendante chargée de superviser les scrutins, ainsi que la lutte contre les pratiques de corruption systématique qui continuent d’entacher les échéances électorales. Comme il a insisté sur le fait que « cette exclusion n’est pas un simple oubli protocolaire passager, mais bien le symptôme d’une culture qui persiste à s’accrocher à la scène politique. C’est un début préoccupant que nous espérons ne pas voir évoluer en signe annonciateur d’un processus électoral dépourvu des conditions d’intégrité et de transparence ».
Missionné par le souverain, Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a tenu, début août, des consultations avec les dirigeants des formations politiques consacrées aux préparatifs des prochaines législatives de 2026. Ces consultations, indique un communiqué du département de l’Intérieur, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des hautes orientations contenues dans le dernier discours du Trône dans lequel le Roi a confirmé la tenue des législatives à leur échéance constitutionnelle et légale habituelle, tout appelant à finaliser le cadre général encadrant ce scrutin avant la fin de l’année.
Les responsables des partis ont unanimement salué l’initiative royale qu’ils considèrent comme une nouvelle illustration de l’approche consultative et participative adoptée par le souverain lors des grandes échéances nationales. Mais il faut croire que le processus entamé par l’Intérieur est tout sauf inclusif. Les révélations faites par A. El Aziz en font foi. Comme l’ont été aussi les déclarations faites par Nabila Mounib, députée et ancienne responsable du PSU lors d’un passage à Badil Info.
