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Congrès du Polisario : La succession à la tête des séparatistes déjà tranchée !

Le congrès du Polisario qui se réunit dans deux mois anime déjà le débat sur la condition de l’«expérience du combat» contre le Maroc et suscite la polémique sur les conditions de l’alternance à la tête de l’organisation séparatiste. Le débat ne doit pas faire oublier la main d’Alger qui fait et défait les « responsables » du mouvement.

L’opposition à Brahim Ghali refait surface dans les rangs de l’organisation séparatiste. Ainsi, dans un article reproduit par « Adamir », on exige la suppression d’une «clause» qui tend à «exclure» de la course les concurrents directs de l’actuel chef du Polisario ne remplissant pas les exigences liées à « la lutte armée ». les contestataires affirment que même avec ses «années de combat», B. Ghali a essuyé l’échec dans la «guerre» lancée, le 13 novembre 2020, contre les Forces armées royales (FAR) en n’ayant, soulignent-ils, «aucune victoire pendant les deux années de guerre», à son actif.

Les détracteurs du « leader » actuel du Polisario font aussi grand cas de son «impopularité» auprès de la population des camps de Tindouf, ce qui, assurent-ils, «le privera d’une réélection lors du prochain congrès à moins de procéder à l’exclusion de ses concurrents».

Si Abdelkader Taleb Omar, potentiel candidat originaire de la tribu des Oulad Dlim, et actuel représentant du Polisario en Algérie, traine derrière lui une longue carrière politique et administrative, il n’a aucune expérience militaire. Il avait occupé de hauts postes de responsabilités dans les rangs de la direction du Front dont notamment président du «Parlement sahraoui» en 1995 et «Premier ministre» de 2003 à 2018. Avant que B. Ghali ne décide, en février 2018, de l’envoyer loin des camps de Tindouf vers l’Algérie.

B. Ghali est à la tête du Polisario depuis le congrès extraordinaire de juillet 2016, ayant suivi le décès de Mohamed Abdelaziz. Le Polisario tiendra son prochain conclave du 13 au 17 janvier 2023, dans le camp Dakhla et non pas dans ce que le mouvement séparatiste érige comme ses «territoires libérés», à l’image de Tifariti qui avait accueilli les assises de décembre 2019.

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