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Confrontation irano-américaine à Ormuz : Les Iraniens font main basse sur un sous-marin US

by Perspectives Med
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Confrontation irano-américaine à Ormuz : Les Iraniens font main basse sur un sous-marin US

Selon les médias iraniens, ce sous-marin est utilisé pour des missions de « reconnaissance et la surveillance des fonds, l’inspection des câbles et des canalisations sous-marines, la cartographie des fonds marins et la détection des mines ».

Sur la base de la photo publiée, l’engin pourrait être un Dive-LD, conçu par l’entreprise américaine Anduril et dont les premières unités ont été livrées en avril 2025 à l’armée américaine. De 6 mètres de longueur, il est capable de rester immergé dix jours et de plonger jusqu’à 6000 mètres. Il peut cartographier les fonds marins et détecter les mines de manière autonome. Il utiliserait aussi l’intelligence artificielle pour s’adapter aux courants et classifier les objets suspects rencontrés.

Samedi dernier, les CGRI « ont attaqué un véhicule de surface militaire américain sans pilote (navire téléopéré) qui tentait de pénétrer dans la zone protégée du détroit d’Ormuz », a rendu compte leur communiqué cité par la télévision d’Etat. Samedi soir, le CGRI avait indiqué avoir visé dans la journée un porte-avions et un destroyer américains qui avaient fait obstruction au passage de deux navires iraniens dans le cadre du blocus naval imposé par les Etats-Unis dans le détroit. « Les deux navires de guerre américains ont fui la zone d’engagement après avoir subi des dommages », précise le communique du CGRI.

Ce ciblage a été confirmé par l’armée américaine qui a rendu compte qu’un porte-avions et un destroyer américains « ont échappé à de multiples attaques iraniennes non provoquées », sans faire de blessé.

Le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Les Etats-Unis mènent en

retour un blocus des ports iraniens. L’Iran exige que les navires obtiennent une autorisation pour franchir le détroit, assurant qu’il n’y aura pas de retour au régime de libre navigation qui prévalait avant la guerre. Téhéran cherche également à imposer des frais de service aux navires empruntant le détroit, une mesure fermement rejetée par Washington et plusieurs pays de la région.

Réduction des effectifs US

La chaîne américaine CNN a révélé que des responsables militaires et du renseignement discutent d’une réduction de la présence américaine au Moyen-Orient. La chaîne a reconnu que les combats avec l’Iran ont mis en lumière de profondes vulnérabilités dans l’infrastructure américaine dans la région, soulignant que plusieurs bases militaires américaines ont été la cible d’attaques iraniennes répétées, entraînant la mort de 18 soldats américains.

CNN a confirmé que l’Iran a exposé l’extrême vulnérabilité des bases américaines face aux attaques de drones et de missiles, rapportant les témoignages de responsables américains concernant les dégâts et les pertes infligés par l’Iran à Washington dans la région. Dans ce contexte, des responsables américains ont reconnu que les frappes iraniennes ont entraîné la destruction complète du siège de la CIA à Riyad, tandis qu’est étudiée la possibilité de mener des missions sensibles sans recourir à des bases permanentes. Les responsables américains ont également admis que des installations militaires américaines à Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et au Koweït ont subi de lourds dégâts à la suite des attaques iraniennes.

La chaîne a cité le commandant de la marine américaine, l’amiral Daryl Caudle, déclarant que « les soldats ne retourneront pas de sitôt au siège traditionnel de la Cinquième Flotte à Bahreïn ». CNN a ajouté que des responsables du ministère américain de la Défense (Pentagone) ont refusé de divulguer ce qui pourrait être reconstruit parmi les bases détruites dans la région. Elle a souligné que la reconstruction des bases détruites dépend de la disposition du pays hôte à contribuer aux coûts, précisant que de nombreuses bases américaines avaient été construites et financées à l’origine par les pays où elles se trouvent.

Dans ce cadre, la chaîne a rapporté que les analystes américains écartent le scénario d’une capitulation de la direction iranienne actuelle à court terme, insistant sur la capacité de résistance de l’Iran pendant encore plusieurs mois et sur le fait que les bases américaines dans le Golfe restent exposées aux frappes iraniennes.

CNN a rappelé que Washington avait considérablement étendu son réseau d’installations militaires et de renseignement permanentes après les attentats du 11 septembre 2001, dans le but de « pouvoir mener des guerres et lancer des frappes dans six pays : l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, l’Iran, le Yémen et la Libye ». La chaîne a estimé que depuis la décision du président américain Donald Trump d’assassiner le commandant de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique en Iran, Qassem Soleimani (tombé en martyr en Irak en 2020), « les États-Unis ont été de nouveau entraînés au Moyen-Orient ».

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