Le Maroc devance désormais plusieurs économies historiquement ancrées dans le transport maritime. Cette progression marocaine s’inscrit dans une transformation plus large du paysage portuaire national engagée depuis plusieurs années. Le développement du complexe portuaire de Tanger Med a profondément modifié la place du Royaume dans les chaînes logistiques internationales. Situé à proximité du détroit de Gibraltar, le port s’est imposé comme l’un des principaux hubs à conteneurs en Méditerranée et sur le continent africain.
Avant l’entrée en service de Tanger Med, le Maroc occupait des positions nettement plus modestes dans les indicateurs internationaux de connectivité maritime. Plusieurs rapports publiés ces dernières années ont souligné l’ampleur de cette évolution, qui a permis au Royaume de rejoindre les pays les plus intégrés aux réseaux commerciaux mondiaux. Cette dynamique a également renforcé son attractivité auprès des investisseurs industriels et logistiques.
Compétitivité et attractivité : Les enjeux économiques majeurs d’une connectivité accrue
Au-delà du classement lui-même, l’amélioration de la connectivité maritime revêt des enjeux économiques majeurs. Une meilleure intégration aux réseaux mondiaux de transport contribue généralement à réduire les coûts logistiques, à fluidifier les chaînes d’approvisionnement et à renforcer la compétitivité des exportations. Elle constitue également un levier d’attractivité pour les multinationales industrielles, notamment dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des activités exportatrices.
Le positionnement du Maroc traduit enfin une ambition plus large, celle de consolider son rôle de plateforme régionale de transbordement et de distribution à destination des marchés africains et européens. Cette stratégie s’appuie sur la poursuite des investissements dans les infrastructures portuaires, les réseaux routiers et ferroviaires ainsi que les zones logistiques réparties à travers le Royaume.
L’indice LSCI, considéré comme l’un des principaux baromètres de l’intégration des pays dans les réseaux mondiaux de transport maritime, évalue notamment le nombre de lignes maritimes régulières, la capacité des navires, le volume des services assurés par les compagnies de transport, les capacités portuaires ainsi que le nombre de pays reliés par des liaisons maritimes directes.
Pour rappel, en tête du classement figurent la Chine, suivie de la Corée du Sud, de Singapour et des États-Unis, qui continuent de dominer les grands flux du commerce mondial.
