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B. Netanyahu cherche à se venger : Déluge de bombes sur Gaza

by Perspectives Med
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B. Netanyahu cherche à se venger : Déluge de bombes sur Gaza

Le gouvernement israélien a signalé qu’il y a « plus de 100 » prisonniers aux mains du Hamas. À Gaza, le dernier bilan fait état de 370 morts. Israël a multiplié dimanche les frappes aériennes sur la bande de Gaza, au lendemain de l’assaut du Hamas qui a surpris les sécuritaires israéliens. Une offensive qui a coûté la vie à « plus de 600 » Israéliens, selon les derniers décomptes du ministère israélien de la Santé en milieu de journée dimanche. « Plus de 100 prisonniers » israéliens sont également aux mains de la résistance palestinienne qui comprend, entre autres, le Hamas et le Jihad islamique, entre autres. Un responsable du Bureau de presse du gouvernement israélien a ajouté à l’AFP que le nombre de morts « n’est pas définitif » et qu’on dénombre 2 000 blessés, dont 200 « dans un état critique ».

Du côté palestinien, le ministère de la Santé a annoncé, dans l’après-midi du dimanche, que « 370 citoyens ont été tués et 2 200 autres ont été blessés ». Ces bilans vont sans doute encore s’alourdir car les combats continuent dans le sud d’Israël, où ils ont même gagné en intensité.

Dimanche, vers 18h30 heure locale (15h30 en temps universel), le général israélien Daniel Hagari a déclaré que « l’ennemi est encore sur le terrain ». « Nous renforçons nos forces surtout près de Gaza et nettoyons la zone », a-t-il ajouté, promettant au passage de traquer « les terroristes partout où ils seront ». « Nous agissons pour détruite l’ennemi », a martelé le porte-parole de l’armée israélienne.

Le bilan du dimanche 8 octobre fait état d’au moins 413 morts et 2 300 blessés dans les bombardements aveugles de l’armée israélienne à Gaza. Selon l’armée israélienne, « plus de 500 cibles » ont été frappées pendant la nuit. Les infrastructures de santé n’ont pas été épargnées et les hôpitaux encore debout sont submergés.

Dans la ville, les stigmates sont visibles. Écoles, mosquées, immeubles, maisons, voitures, banques… Les infrastructures et biens détruits sont nombreux. L’approvisionnement en eau et en courant est compliqué, d’autant que le ministre israélien de l’Énergie a ordonné, samedi soir, de couper la fourniture d’électricité à Gaza. Les médicaments et les produits alimentaires manquent.

Depuis le début de la riposte israélienne à Gaza samedi, les infrastructures de santé sont visées, ce qui complique la communication avec le territoire. Mais il n’y a pas que les réseaux qui ont souffert. Plusieurs soignants ont été tués ou blessés, et des ambulances et des hôpitaux sont endommagés par des tirs israéliens. Un crime de guerre qui s’ajoute à tant d’autres depuis la création de l’entité sioniste en 1948. Médecins du monde appelle les belligérants à respecter le droit international humanitaire et demande à la communauté internationale de déployer ses efforts pour assurer l’établissement d’un corridor humanitaire, et permettre ainsi aux médicaments et au matériel médical d’arriver jusqu’à Gaza.

Les lignes bougent au Liban

A souligner que la crainte de voir le conflit se généraliser ne relève pas de la chimère. Avant le pilonnage de lundi, durant la journée de dimanche, le Hezbollah avait reconnu avoir attaqué aux roquettes et aux obus de mortier trois positions fortifiées israéliennes sur le Mont Hermon et dans les fermes de Chebaa, région frontalière occupée par Israël et revendiquée par le Liban, non loin du Golan, plateau syrien occupé en 1967 et annexé par les Israéliens.

L’armée israélienne a riposté en tirant des dizaines d’obus de gros calibre sur les collines et les vallons de cette région disputée. Certains projectiles sont tombés du côté libanais de la ligne de démarcation sans faire de victime.

Dans un communiqué publié dans la matinée, le Hezbollah reconnaît avoir tiré « un grand nombre d’obus et de roquettes guidées qui ont directement atteint leurs cibles ». Des colonnes de fumée ont été observées dans au moins une des positions israéliennes touchées. Et affirmé que cette attaque s’inscrit, « dans le sillage de la libération des territoires libanais encore occupés par Israël et en signe de solidarité avec la résistance palestinienne ».

Autre fait notable, l’appel lancé par Walid Joumblatt, leader druze, aux soldats israéliens d’origine druze, de ne pas braquer leurs armes sur les Palestiniens.

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