Nizar Baraka qui est aussi ministre des Transports a souligné devant les membres de son parti que cette nouvelle infrastructure devrait avoir un impact économique significatif sur la ville d’Es-Smara. Cette déclaration du ministre marocain met la pression sur Nouakchott, d’autant plus que le ministère mauritanien de l’Équipement et des Transports a « nié avoir connaissance de projets de connexion au niveau des postes frontaliers » entre le Maroc et la Mauritanie. Un démenti bien accueilli par les séparatistes du Polisario.
En revanche, le ministère mauritanien de l’Intérieur et de la Décentralisation a confirmé, dans un document officiel daté du 11 février 2025, la création de 82 postes frontaliers obligatoires pour la circulation des personnes et des biens sur tout le territoire national, y compris celui entre Amgala et Bir Oum Grine, classé comme bilatéral et ouvert, conformément aux lois et accords en vigueur.
En février 2024, le Maroc a discrètement lancé les travaux de construction de ce passage routier, confiés aux Forces armées royales (FAR).
