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Attaque contre des camions au Sahara : Lorsque le Polisario confond « no man’s land » et territoire libéré

En construisant le mur de défense, les FAR ont suivi un tracé des frontières qui laissait des milliers de kilomètres carrés libres de toute présence militaire. C’était le vaste « no man’s land » que les séparatistes du Polisario ont tenté de réoccuper sous le couvert des territoires libérés connectés à Tindouf. Pour le Maroc qui a entamé depuis quelques années déjà la restructuration de ses systèmes de défense dans la zone méridionale, pas question de laisser le champ libre aux séparatistes. Pour y organiser leurs shows politico-médiatiques et, le cas échéant, des bases de départ d’offensives contre le Maroc. Depuis l’épisode d’El Guerguerate, les FAR ont reçu l’ordre d’éliminer tous les risques le long de la frontière avec l’Algérie et la Mauritanie. Et c’est ce qu’ils appliquent, n’en déplaise aux adversaires de l’intégrité territoriale du pays.

Après les déclarations affolées des séparatistes, le ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé l’attaque, attribuée dimanche par le Polisario aux Forces armées royales. Celles-ci aurait «ciblé des civils non armés et leurs biens dans les territoires libérés de la République sahraouie et causé des dommages à leurs biens», selon la version du SPS.

«L’Algérie condamne énergiquement les assassinats ciblés commis au moyen d’armes de guerre sophistiquées par le Royaume du Maroc, en dehors de ses frontières internationalement reconnues, contre des civils innocents, ressortissants de trois pays de la région» a souligné le ministère dirigé par Ramtane Lamamra dans un communiqué publié mardi. Ni le lieu, ni la date n’ont été précisés par la diplomatie algérienne.

Alger pointe «l’acharnement contre des civils à travers des homicides intentionnels et prémédités constitue une violation systémique grave du droit humanitaire international qui doit être vigoureusement dénoncée et résolument dissuadée». Et ajoute que «l’aventurisme que portent les visées expansionnistes du Royaume du Maroc doit interpeller le Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que l’envoyé personnel du secrétaire général, Staffan De Mistura, dont la mission et les efforts d’apaisement se trouvent sérieusement hypothéqués par ces atteintes graves et répétées à la sécurité dans les territoires sahraouis occupés et leur voisinage immédiat avec des risques sérieux de dérives régionales potentiellement périlleuses».

Le communiqué de l’agence de presse du Front Polisario a situé l’attaque dans la région d’Ain Ben Tili, au nord de la Mauritanie et au Sahara occidental, qu’il s’est arrogé le droit d’affubler du titre de «territoires libérés de la République sahraouie».

Le département de R. Lamamra, a passé sous silence la présence de victimes algériennes lors de la frappe des FAR, indiquant que cette dernière a été menée «contre des civils innocents, ressortissants de trois pays de la région», contrairement aux affirmations du Polisario faisant état de «camions et de biens de Sahraouis et d’Algériens» visés par des drones marocains.

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