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Armes biologiques US : Moscou soupçonne le recours à la grippe aviaire

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La Défense russe poursuit l’étude des documents sur les activités biologiques menées par Washington à des fins militaires en Ukraine. Selon le commandant des Troupes russes de la protection radiologique, chimique et biologique, un projet américano-ukrainien portait sur les moyens d’assurer une propagation non maîtrisable de la grippe aviaire.
Moscou soupçonne le recours à la grippe aviaire

Le Centre ukrainien pour la science et la technologie a réalisé un projet pour le compte du Pentagone destiné à établir les conditions de transmission incontrôlable de la grippe aviaire, a déclaré vendredi Igor Kirillov, commandant en chef des Troupes russes de la protection radiologique, chimique et biologique, lors d’un point presse consacré aux résultats d’études des documents sur les activités biologiques menées par Washington à des fins militaires en Ukraine. « Le projet P-444 a été mis en œuvre par le Centre ukrainien pour la science et la technologie dans l’intérêt de l’armée américaine. Son objectif principal était de surveiller la grippe aviaire chez les oiseaux sauvages dans la région des mers Noire et d’Azov. Le projet a permis d’évaluer les conditions dans lesquelles la transmission du virus pourrait devenir incontrôlable, causer des dommages économiques et poser des risques pour la sécurité alimentaire », a-t-il indiqué.

Ces trois dernières années, la grippe aviaire a causé des dommages importants à la Russie dont le montant dépasse 4,5 milliards de roubles (environ 58,7 millions de dollars). Plus de dix millions de volailles ont été abattues, selon I. Kirillov.

En Europe, les pertes de l’industrie agricole dues à la maladie se sont élevées à environ trois milliards d’euros (3,3 milliards de dollars), précise-t-il. « Selon les experts, la grippe aviaire était autrefois une maladie saisonnière en Europe, mais à l’heure actuelle, des flambées épizootiques sont enregistrées tout au long de l’année », a-t-il souligné.

Le ministère russe de la Défense a plusieurs fois exprimé sa préoccupation face à la mise en œuvre par le Pentagone de projets liés aux infections aviaires en Ukraine. Ce pays a une situation géographique unique : plus de 270 espèces d’oiseaux migrateurs, qui sont des « réservoirs naturels » de maladies dangereuses, passent par son territoire, a expliqué I. Kirillov.

En juin 2022, les USA avaient admis avoir assisté 46 laboratoires en Ukraine au cours des deux dernières décennies. Ils avaient d’ailleurs nié avoir réalisé des projets portant sur des armes nucléaires, biologiques ou chimiques sur le sol ukrainien.

La Défense russe avait, en décembre 2022, prouvé à Genève que des laboratoires ukrainiens bénéficiant du soutien des États-Unis avaient mené des recherches sur des agents pathogènes. Les études portaient sur des infections « particulièrement dangereuses et économiquement importantes ».

I. Kirillov a ajouté que « le département américain de l’énergie a recruté en Ukraine des experts dans le domaine des armes de destruction massive ».

« L’un des documents soumis a révélé que l’un des 17 laboratoires du département américain, le Pacific Northwest National Laboratory, situé dans l’État de Washington, opérait directement en Ukraine dans le cadre d’un projet appelé Initiative pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive », a encore relevé le haut gradé. Il a souligné que « John Stephen Binkley, directeur du bureau de la recherche scientifique au département américain de l’énergie, a déclaré le 4 avril 2022 que le bureau soutiendrait la partie ukrainienne à rétablir des programmes de recherche à double objectif après le retour éventuel des experts ». I. Kirillov a identifié le professeur Richard Wheeler comme personnage clé qui a contribué à la mise en œuvre des projets du Département américain de l’énergie sur le territoire ukrainien. Ledit professeur est un ancien employé du Pacific Northwest National Laboratory. I.Kirillov ajoute que R. Wheeler a supervisé la mise en œuvre de projets ukrainiens pour étudier les maladies pouvant être transmises des animaux aux humains.

Ces études ont été menées à l’Institut de médecine vétérinaire de Kiev, ainsi qu’à l’Institut de médecine vétérinaire expérimentale et clinique de Kharkov. Selon lui, les participants au projet, qui ont fui précipitamment après la libération de la région de Kherson, ont proposé aux employés restés dans la réserve de retirer ou de détruire les résultats de la recherche, en particulier les documents confirmant la mort massive d’oiseaux.

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