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Après un audit à la DGSN : Une bande de ripoux aux arrêts

Le Bureau national de lutte contre les crimes économiques et financiers, relevant de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a déféré, jeudi, devant le parquet près la Cour d'appel de Rabat, 8 suspects, dont 5 responsables et cadres exerçant aux services centraux de la Sûreté nationale et un délégué d'une société étrangère, pour leur implication présumée dans une affaire de dilapidation et détournement de fonds publics, divulgation du secret professionnel, corruption et falsification.

Les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avaient récemment entamé une opération d’audit et de révision globale de la procédure de passation et d’exécution d’un marché public relatif à l’acquisition de matériels logistiques. Cette opération a révélé un ensemble d’infractions et de dépassements imputés aux fonctionnaires mis en cause, qui sont respectivement un commissaire divisionnaire, un commissaire de police principal et un commandant de groupement, un commissaire de police et un officier de paix.

Sur la base des résultats de l’opération de contrôle et d’audit, le Directeur général de la Sûreté nationale a émis une décision disciplinaire portant sur la suspension provisoire des responsables et cadres mis en cause. La BNPJ a entamé des recherches et investigations approfondies sous la supervision du parquet compétent, suite à des soupçons de réception par ces responsables et cadres de biens matériels et d’avantages en nature pour permettre à une société bien déterminée d’exécuter un marché public, de divulgation du secret professionnel, d’exploitation par certains d’entre eux des voitures de service à des fins personnelles, et de participation à la dilapidation et au détournement de fonds publics.

L’enquête judiciaire a également concerné l’épouse d’un des responsables sécuritaires mis en cause, ainsi qu’un bijoutier de la ville de Meknès, suite à des soupçons de leur implication dans la présentation de récépissés et de bons falsifiés pour prouver une opération commerciale fictive aux fins de conférer un caractère légal à des transferts d’argent provenant d’une activité criminelle.

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