Ce chiffre est en baisse par rapport aux 28 % enregistrés en 2014/2015, soit une diminution de six points. À l’inverse, dans les 30 pays étudiés durant la même période, ce taux a augmenté de 13 points pour atteindre 60 %. Sur les 38 pays analysés, le Maroc se positionne au troisième rang des pays ayant le taux le plus bas, devancé uniquement par les Seychelles (7 %) et Maurice (12 %). Il présente également moins de privations que ses voisins nord-africains : la Tunisie (29 %) et la Mauritanie (73 %).
L’indice évalue la fréquence à laquelle les répondants ou leurs familles ont été privés de nourriture, d’eau potable, de soins médicaux, de combustible pour cuisiner ou de revenus au cours de l’année écoulée.
Au Maroc, 12 % des participants ont affirmé avoir « souvent » ou « toujours » manqué de revenus, tandis que 7 % ont souvent été privés de soins médicaux. Les pénuries fréquentes ont concerné 3 % des sondés pour l’eau potable, 2 % pour le combustible de cuisson et 1 % pour la nourriture, soit le plus faible niveau de privation alimentaire des pays étudiés, comparé à 5 % en Tunisie et 26 % en Mauritanie.
Les entretiens au Maroc ont été réalisés en février et mars 2024 dans le cadre de la vague d’enquête 2024/2025 d’Afrobarometer. Ces données reflètent les expériences de privation rapportées par les participants, et non une évaluation de la pauvreté basée sur le revenu.

