Les trois partis ont expliqué, dans un communiqué conjoint, que cette initiative repose sur leurs convergences et s’inscrit dans les préparatifs de la nouvelle session parlementaire, à la lumière des résultats électoraux. Le texte précise que le groupe parlementaire commun s’engagera dans les missions de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, ainsi que dans la diplomatie parlementaire, avec pour objectif de servir l’intérêt général et de défendre les causes et aspirations des citoyens, en mettant l’accent sur le sérieux et la responsabilité.
Les partis ont tenu à souligner que la création de ce groupe n’affectera en rien leur indépendance, identité ou référentiel idéologique. Ils ont également réaffirmé leur attachement à la Constitution, au règlement intérieur de la Chambre des représentants, ainsi qu’aux principes d’un travail parlementaire efficace et à l’éthique politique et institutionnelle.
L’USFP tranche
Par ailleurs, le Conseil national de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a voté, samedi, en faveur de la participation du parti au prochain gouvernement. Driss Lachgar, Premier secrétaire de l’USFP, a été mandaté pour négocier avec le chef du gouvernement désigné. Cette décision a émergé après des délibérations à Rabat, où il a présenté le rapport politique et social du parti, ainsi que l’analyse des récentes élections et les enjeux à venir.
Le Conseil a précisé que cette décision repose sur le programme électoral de l’USFP, visant à instaurer un modèle de développement équitable, et sur les « points de convergence sérieux, en matière de valeurs et de choix » avec le Parti Authenticité et Modernité (PAM). Ce dernier mène le processus de formation du gouvernement, aux côtés de forces partageant les principes progressistes et modernistes de l’USFP. Dans le communiqué ad hoc, il a souligné l’importance de contribuer au développement démocratique, au renforcement des institutions, et à la cohérence entre programme, structure gouvernementale et moyens d’exécution.

