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Téhéran cherche à incapaciter l’US Army : L’option des attaques préventives sur la table

by Perspectives Med
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Téhéran cherche à incapaciter l’US Army : L’option des attaques préventives sur la table

Dans un communiqué rapporté par son porte-parole le général Mohamad Akrami Nia, l’armée iranienne a annoncé que, si le besoin s’en faisait sentir, elle mènerait à l’avenir des opérations préventives pour dissuader l’ennemi de toute agression ou attaque, précisant qu’elle avait déjà mené de telles opérations lors de la dernière guerre et qu’elle les répéterait à l’avenir en cas de besoin de dissuasion. « Des bases américaines qui se préparaient à mener des opérations contre l’Iran ont été visées pendant la guerre avec des drones », a précisé M. Akrami Nia.

Le communiqué assure que les forces armées mettent constamment à jour leur base de données de cibles ennemies, mettant en garde « l’ennemi s’il commet un nouvel acte d’agression, les forces armées répondront par une riposte plus forte, plus large, plus décisive et plus rapide ». Ainsi, « si une attaque terrestre américaine se produisait et les forces américaines pénétraient sur le territoire ou les îles iraniennes, elles deviendraient plus vulnérables aux attaques », a averti le général iranien, soulignant la capacité des forces armées à mener des frappes importantes et décisives contre les forces américaines en cas d’une telle initiative.

Mardi, le même responsable avait annoncé que l’armée disposait d’un important stock de nouveaux équipements, notamment des missiles et des drones, précisant que leur production n’avait pas cessé pendant la guerre et se poursuivait « à un rythme soutenu » jusqu’à aujourd’hui.

Des dizaines d’avions perdus

A signaler par ailleurs qu’un nouveau rapport publié par le Service de recherche du Congrès américain révèle la perte ou l’endommagement d’au moins 81 appareils depuis le début des combats à la fin du mois de février, incluant certains des aéronefs les plus chers et les plus modernes au monde. Selon les chiffres publiés mercredi par le quotidien New York Post, la valeur des pertes et des dommages directs est estimée à environ 3,3 milliards de dollars.

Parmi les aéronefs touchés figurent 12 chasseurs F-15E Strike Eagle. Trois d’entre eux, d’une valeur supérieure à 30 millions de dollars chacun, ont été abattus par erreur par un tir ami au-dessus du Koweït le 2 mars, tandis qu’un autre appareil du même type a été abattu au-dessus de l’Iran le mois suivant. En outre, huit F-15E ont subi des dégâts légers lors de frappes iraniennes contre la base aérienne Muwaffaq Salti en Jordanie au début du mois de septembre. Selon le rapport, ils ont toutefois été réparés et sont retournés au service opérationnel.

De même, la flotte américaine de drones, menée par le MQ-9 Reaper, a subi un coup dur. Le rapport indique que les États-Unis ont perdu au moins 45 appareils de ce type, dont le coût unitaire est estimé entre 30 et 50 millions de dollars. Ces pertes ont réduit la flotte restante de Reaper à seulement 135 appareils, un chiffre qui place l’US Air Force en dessous du seuil minimal cible de 189 drones requis pour un déploiement opérationnel continu, comme l’avait révélé un général américain lors d’une audition devant le Sénat en mai.

Par ailleurs, la campagne a infligé de lourds dégâts à des matériels extrêmement coûteux. Un chasseur furtif F-35A Lightning II, dont le coût unitaire dépasse 92 millions de dollars, a été touché par un tir iranien le 19 mars. Un avion de détection et de commandement airborne E-3 Sentry a également été perdu, sans compter les dommages subis par des ravitailleurs KC-135 Stratotanker, des appareils des forces spéciales MC-130J, un hélicoptère de recherche et sauvetage au combat, des drones de patrouille maritime ainsi que divers hélicoptères d’attaque tels que des Apache et des Helibird.

Les auteurs du rapport soulignent que le chiffre de 81 appareils inclut aussi bien les aéronefs détruits que ceux ayant subi des dégâts mineurs, dont certains ont repris le service après réparation.

Bien que l’estimation financière de 3,3 milliards de dollars se concentre sur la valeur directe des équipements, elle ne détaille pas les coûts liés aux heures de vol, à l’armement, à la maintenance et à la défense des bases. Prises ensemble, ces données dressent un tableau complet des pertes continues subies par l’armée de l’air américaine, touchée non seulement par les combats directs et les tirs amis, mais aussi par des frappes directes contre des bases dans la région.

Chris Murphy, sénateur démocrate américain, a révélé la veille mardi que le département de la Défense lui avait interdit l’accès à une importante base militaire au Qatar lors d’une visite dans la région. Il a qualifié cet acte de « partie intégrante d’une démarche inédite et inconstitutionnelle du gouvernement américain visant à dissimuler au Congrès et au peuple américain les répercussions de la guerre avec l’Iran ». Et ajouté que le Pentagone avait refusé d’organiser une séance d’information à son intention concernant le conflit alors qu’il se trouvait dans la région, précisant n’avoir jamais été confronté à une telle situation au cours de son mandat au Sénat.

L’homme politique a jugé que cela s’inscrivait dans une campagne de dissimulation délibérée, soulignant que ses collègues républicains au Congrès se devaient de mettre un terme à cette pratique.

A noter que, lors de sa tournée, C.  Murphy a rencontré Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar, Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite, ainsi que d’autres hauts responsables des pays du Golfe. La base aérienne d’Al-Udeid est la plus grande base américaine de la région ; elle a fait l’objet d’attaques répétées de la part de l’Iran en réponse à l’agression américano-israélienne contre son territoire, débutée le 28 février 2026.

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