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Crimes de guerre en Palestine occupée : Mobilisation mondiale pour rendre justice aux ayants-droits

by Perspectives Med
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Crimes de guerre en Palestine occupée : Mobilisation mondiale pour rendre justice aux ayants-droits

Selon le communiqué de la coalition, cette initiative vise à exiger que justice soit faite pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, à faire respecter le droit international et à imposer des restrictions au commerce des armes avec Israël. Ces événements prennent diverses formes, notamment des manifestations, des sit-in et des événements culturels et éducatifs dans plusieurs villes, dont Londres, Sydney, Le Cap, São Paulo, Rabat, Quito, Mexico, Istanbul, Santiago, Reykjavik, Bangkok, Athènes et Kuala Lumpur.

Les groupes participants ont également l’intention de s’adresser aux institutions gouvernementales et commerciales liées aux chaînes d’approvisionnement militaires d’Israël.

« Après trois années de génocide en cours et d’escalade de la violence des colons orchestrée par Israël, le mythe de la retenue et les vaines promesses de la diplomatie internationale ont été complètement mis à nu », a a déclaré Dr Anas Altikriti, secrétaire général de l’Alliance mondiale pour la Palestine. « Nous nous mobilisons sur tous les continents pour défendre la terre palestinienne, mettre fin au génocide, stopper les lignes d’approvisionnement militaire, exiger l’application du droit international pour tous et poursuivre les criminels de guerre israéliens », a-t-il ajouté.

En parallèle à la mobilisation populaire la campagne réclame une action législative en faisant pression sur les parlementaires pour qu’ils tiennent des discussions d’urgence et soumettent des enquêtes concernant les exportations d’armes.

Le mouvement implique plusieurs organisations et alliances internationales, notamment la Coalition Stop the War, la Campagne pour le désarmement nucléaire au Royaume-Uni, la Fédération des entités palestiniennes en Amérique latine, le Réseau australien de défense des droits des Palestiniens, Viva Palestina Malaysia, MyCare, Code Pink, Workers for Palestine et l’Alliance de solidarité avec la Palestine en Afrique du Sud.

Incohérences US

Face à cette mobilisation qui rappelle le drame palestinien, force est de signaler les activités financières de Jared Kushner qui suscitent de nouvelles interrogations à Washington. Une enquête de CNN révèle que son fonds d’investissement, Affinity Partners, reste le premier actionnaire de Phoenix Financial, l’un des principaux groupes financiers israéliens. Or Phoenix détient des intérêts dans au moins neuf entreprises fournissant du matériel à l’armée israélienne, alors même que J. Kushner joue un rôle central dans les négociations américaines sur Gaza.

Affinity ne possède pas directement ces entreprises de défense. Mais sa participation de 7,4 % dans Phoenix lui permet indirectement de profiter de la valorisation du portefeuille du groupe. CNN estime à plus de 456 millions de dollars la valeur des placements de Phoenix dans les neuf sociétés identifiées, parmi lesquelles Elbit Systems, Israel Shipyards ou encore des fabricants de composants pour chars, drones et obus.

La situation est d’autant plus sensible que J. Kushner agit depuis plusieurs mois comme émissaire informel de Donald Trump au Moyen-Orient, notamment sur le cessez-le-feu à Gaza. En juillet, Affinity a cédé environ un quart de sa part dans Phoenix pour plus de 340 millions de dollars, tout en restant son principal actionnaire. Ses détracteurs y voient un possible conflit d’intérêts entre diplomatie et affaires privées. Des élus démocrates avaient déjà soulevé ce problème au printemps, pointant plus largement les capitaux du Golfe investis dans Affinity. J. Kushner et la Maison Blanche rejettent toutefois ces accusations. Son avocat assure qu’il ne participe pas aux décisions d’investissement de Phoenix et qu’il n’a jamais siégé à sa direction. CNN précise par ailleurs n’avoir trouvé aucune preuve montrant que ses activités diplomatiques aient influencé les placements de Phoenix.

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