« Il semble que nous soyons entrés dans un cycle de négociations pour les négociations, et à chaque session, la délégation libanaise recevra de nouvelles exigences » a déclaré W. Joumblatt dans un post publié sur X. « Par conséquent, je conseille de tirer les leçons du processus d’Oslo et d’approfondir la coordination avec Ramallah », a-t-il ajouté.
Le chef druze libanais a dénoncé à plusieurs reprises l’accord-cadre, signé par les autorités libanaises et l’ennemi israélien. Début juillet dernier, il avait averti que cet accord était un « accord unilatéral dicté par Israël » et qu’il « marquait un tournant dangereux » dans le conflit israélo-libanais.
Dans le sud-Liban, alors que les Israéliens persistent à violer le cessez-le-feu, Nawaf Salam, Premier ministre libanais, accompagné du ministre de l’Intérieur Ahmed Al-Hajjar, a été accueilli sur place par ses collègues du Travail, Mohammad Haïdar, et des Finances, Yassine Jaber. Lors de cette tournée, plusieurs allocutions se sont succédé devant le chef du gouvernement pour aborder la situation de Nabatiyeh et du Sud, les défis auxquels font face les habitants de la région, ainsi que les dossiers de la reconstruction et de la présence de l’État et de ses institutions. Le président de la municipalité de Nabatiyeh el-Fawqa a exposé la situation de la région et la position de ses habitants. Il a souligné que Nabatiyeh vit au rythme des sacrifices des martyrs qui ont donné leur sang pour défendre la terre face à ce qu’il a qualifié d’ennemi arrogant, tueur de femmes et d’enfants. Il a affirmé que les habitants de la région « n’abandonneront pas leur terre à l’occupant », insistant sur leur attachement à leur sol et leur présence « côte à côte avec notre armée ». S’adressant au Premier ministre, il lui a rappelé qu’il détient la plus haute autorité exécutive, l’appelant, ainsi que le pouvoir exécutif, à assumer leurs responsabilités et à traduire leurs positions souveraines en actes sur le terrain. Il a ainsi réclamé que les positions souveraines proclamées par l’État se concrétisent par des mesures pratiques afin de préserver le territoire, de garantir les droits des habitants du Sud et d’affirmer la responsabilité de l’État envers la région et sa population.
Le général Ahmed Al-Hajjar, ministre de l’Intérieur et des Municipalités, a affirmé que le Sud n’est pas une cause propre à ses seuls habitants, mais une cause qui concerne le Liban tout entier. « Si le Liban-Sud va bien, nous allons tous bien. Et aujourd’hui, si les habitants du Sud ne vont pas bien, alors nous n’allons pas bien », a-t-il fait valoir. Il a en outre affirmé que « la priorité absolue de l’État est la libération du Sud et le déploiement de son autorité ».
N Salam a pris la parole pour rappeler l’engagement de l’Exécutif. « Me revoilà aujourd’hui à Nabatyieh pour la troisième fois depuis la formation de notre gouvernement », soulignant que ses visites ne sont pas de simples événements officiels, mais l’expression d’un engagement qu’il entend traduire par un suivi et des actions concrètes, a-t-il dit. Il a rappelé que sa première visite avait eu lieu au lendemain de l’obtention de la confiance du Parlement par le gouvernement, expliquant qu’elle visait à écouter directement les habitants de la région, à comprendre leurs souffrances et leurs besoins, et à identifier leurs priorités ainsi que ce qu’ils attendent de l’État. Il n’a pas manqué de rappeler qu’il était revenu à Nabatiyeh quelques mois plus tard pour rencontrer les habitants dans la même salle et annoncer le lancement du processus de reconstruction, après l’obtention d’un premier volet de financement, ouvrant la voie au passage de la phase de définition des besoins à celle de la mise en œuvre.

