« L’Espagne ne négocie ni avec le Maroc ni avec toute autre partie son intégrité territoriale, incluant Sebta et Melilla », a précisé le chef de la diplomatie espagnole. Il a souligné que cette position a été communiquée au chargé d’affaires de l’ambassade du Maroc à Madrid lors de sa convocation, le 21 août, par le ministère des Affaires étrangères. « Nous lui avons réitéré que Ceuta et Melilla sont espagnoles, que Ceuta et Melilla sont européennes », a-t-il indiqué.
Rappelons que la Commission des crédits de la Chambre des représentants des États-Unis a affirmé dans un rapport que les Présides occupés se trouvent en « territoire marocain ». Cette déclaration figure dans le rapport 119-631 accompagnant la loi de finances 2027 relative à la sécurité nationale, au département d’État et aux programmes connexes, adoptée par la Chambre des représentants par 217 voix contre 209 le 15 juillet. La commission, dirigée par le député républicain Mario Diaz-Balart, proche du secrétaire d’État Marco Rubio, a également salué les efforts du Département d’État américain pour encourager le dialogue diplomatique entre le Maroc et l’Espagne sur le futur statut de ces villes.
En novembre 2001, l’Espagne et le Royaume-Uni avaient conclu un accord sur une souveraineté partagée de Gibraltar, un projet rejeté massivement, à 98,97%, par les habitants du Rocher lors du référendum de novembre 2002. Plus, Londres a convenu de rétrocéder, sous pression US, les iles Chagos à Maurice.

