Le groupe chinois cite le Maroc parmi les nouveaux marchés abordés durant les six premiers mois de l’année, aux côtés du Kirghizstan. Mais son rapport ne permet pas encore de mesurer précisément l’ampleur de cette arrivée. Nari ne précise ni la nature des équipements concernés, ni l’identité d’un éventuel client marocain, ni la valeur d’un contrat. Ses comptes ne détaillent pas non plus les revenus réalisés dans chaque pays à l’international.
Cette arrivée intervient alors que Nari Technology accélère fortement son développement hors de Chine. Sur les six premiers mois de 2026, ses activités internationales ont généré 5,9 milliards de yuans, soit environ 8,1 milliards de dirhams. Sur un an, ces revenus ont bondi de 196,6 %. À l’inverse, le chiffre d’affaires réalisé en Chine a reculé de 1,9 %, à 21,8 milliards de yuans, l’équivalent d’environ 30 milliards de dirhams.
À l’échelle du groupe, le chiffre d’affaires semestriel s’est établi à 27,8 milliards de yuans, soit quelque 38,3 milliards de dirhams, en progression de 14,5 %. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a atteint 3,07 milliards de yuans, environ 4,2 milliards de dirhams, en hausse de 4,1 %.
Nari Technology intervient sur un marché directement lié à la transformation des systèmes électriques. Le groupe développe notamment des systèmes de conduite et de protection des réseaux, des équipements d’électronique de puissance, des solutions de stockage d’électricité et des technologies destinées à faciliter l’intégration des énergies renouvelables. Les équipements liés aux réseaux électriques intelligents constituent son principal pôle d’activité. Ils ont généré 13,3 milliards de yuans de revenus au premier semestre, soit environ 18,3 milliards de dirhams.
Les activités liées à l’énergie bas carbone ont, pour leur part, atteint 9,6 milliards de yuans, près de 13,2 milliards de dirhams, en progression de 47 % sur un an. Les solutions combinant numérique et énergie ont généré 3,7 milliards de yuans, soit environ 5,1 milliards de dirhams. Les systèmes industriels connectés ont rapporté 953,7 millions de yuans, près de 1,3 milliard de dirhams.
Le groupe multiplie par ailleurs les projets à l’étranger. Il indique avoir introduit ses unités terminales distantes au Chili, ses compensateurs synchrones statiques en Arabie saoudite et aux Philippines, ainsi que ses systèmes d’automatisation de distribution au Pérou. En Australie, Nari fournit des équipements destinés à l’alimentation électrique ferroviaire. Le groupe fait également état à Oman d’un contrat clés en main portant sur une installation de stockage d’électricité d’une capacité de 500 MW et 2 000 MWh.
Contrôlé par State Grid Corporation of China, l’opérateur aborde le marché marocain avec une offre centrée sur des équipements et technologies liés à la modernisation des réseaux électriques. Les détails de ses premières opérations dans le royaume restent toutefois à préciser.

