L’AMDH indique que les corps ont été retrouvés à différents endroits. Quinze dépouilles ont été découvertes à Ras Asfour, dans la commune de Touissit, relevant de la province de Jerada. Onze autres l’ont été dans la province de Figuig, dont six à Aïn Chaïr et cinq à Bouârfa.
L’association estime que les conditions météorologiques difficiles, marquées par la chute des températures, les pluies et les chutes de neige, pourraient avoir contribué à ces décès. Elle souligne toutefois l’absence de données officielles permettant d’en déterminer les causes exactes.
Selon la même source, 16 corps ont été inhumés à Jerada, en présence de membres de l’AMDH de Oujda. Les autres dépouilles ont été enterrées à Oujda, Aïn Chaïr et Bouârfa.
Ce bilan s’ajoute à la mort de 21 autres migrants dans la zone de Ras Asfour, entre le 27 novembre et le 31 décembre 2025.
Au total, près de 47 migrants originaires d’Afrique subsaharienne sont morts dans l’Oriental entre novembre 2025 et avril 2026, dont trois femmes et un enfant, Ras Asfour concentre 36 décès.
L’AMDH estime qu’un tel bilan, enregistré en moins de cinq mois, interroge la responsabilité de l’État marocain et de la communauté internationale, en particulier des pays européens. Elle dénonce le durcissement des politiques de contrôle aux frontières et les risques qui en découlent, poussant les migrants à emprunter des itinéraires toujours plus dangereux.
L’association réitère par ailleurs son appel à mettre en œuvre les recommandations du Comité des Nations unies pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Elle demande également la publication des informations permettant de déterminer les causes de ces décès.

