Porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et mis en œuvre par l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), avec l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM)., ce projet vise la transition écologique de la chaîne d’approvisionnement du secteur de la construction, notamment à travers la substitution des matériaux et produits chimiques dangereux par des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Il favorise aussi des approches d’économie circulaire et les modèles de conception régénérative sur la chaîne de valeur.
Piloté par le ministère de la Transition énergétique et du développement durable, ce projet prévoit le renforcement du cadre réglementaire de la sécurité chimique des matériaux de construction, l’intégration des approches d’analyse du cycle de vie (ACV) dans les politiques et pratiques du secteur, ainsi que la promotion de l’utilisation des matériaux à faible teneur en carbone. Il ambitionne aussi de développer des mécanismes de certification environnementale et sanitaire.
En ouverture de l’atelier de lancement, Bouzekri Razi, secrétaire général du ministère de la Transition énergétique et du développement durable – département du développement durable, a indiqué que cette initiative contribuait à construire des espaces de vie plus sûrs, à mieux protéger la santé des travailleurs et des citoyens. Alors que Mohamed Benyahya, directeur général de l’AMEE, a noté quant à lui que ce secteur économique stratégique est parmi les plus énergivores. Les matériaux de construction représentent 42% de la consommation énergétique de l’industrie nationale. De son côté, Sanae Lahlou, représentante pays de l’ONUDI, a indiqué que le bâtiment et la construction sont à l’origine de 30% des émissions mondiales de CO.

