Concrètement, cette alliance définit une feuille de route ambitieuse. Elle englobe la recherche scientifique halieutique, le transfert d’expertise, le renforcement des capacités techniques ainsi que la formation des cadres marocains. Autant d’axes stratégiques qui s’alignent parfaitement sur la volonté du Royaume de moderniser sa flotte et d’assurer une gestion pérenne de ses ressources maritimes.
Les enjeux économiques et sociaux sont de taille. Fort d’une façade maritime s’étirant sur plus de 3 500 kilomètres, le Maroc s’appuie sur un secteur halieutique vital qui génère, directement et indirectement, près de 700 000 emplois, selon les données du ministère de tutelle.
Si l’entrée en vigueur de cet accord reste conditionnée par sa ratification parlementaire, sa validation par l’Exécutif constitue d’ores et déjà un jalon décisif. À Rabat, on souligne que cette démarche vient couronner des décennies d’échanges techniques entre les deux nations, offrant désormais une assise juridique solide et modernisée à une coopération bilatérale historiquement ancrée.

