Ce déficit tient compte d’un solde positif de 27,9 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), précise la TGR dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP).
D’après la même source, les recettes ordinaires se sont établies à 154,3 MMDH (+7%), portées par l’augmentation des impôts directs de 9,8%, des droits de douane de 6,5%, des impôts indirects de 11,3% et des droits d’enregistrement et de timbre de 11,5%, conjuguée à la baisse des recettes non fiscales de 20,6%. Concernant les dépenses émises au titre du budget général, elles ont été de 219,4 MMDH à fin avril dernier (+12,2%), en raison de l’augmentation de 14,4% des dépenses de fonctionnement, de 19,6% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 1,9% des charges de la dette budgétisée.
La diminution des charges de la dette budgétisée s’explique par la diminution de 7,1% des remboursements du principal ou amortissements (21,8 MMDH), conjuguée à la hausse de 6,1% des intérêts de la dette (16,2 MMDH). Le recul des remboursements du principal couvre une baisse des amortissements de la dette intérieure de 7,5 MMDH et une hausse des amortissements de la dette extérieure de 5,9 MMDH.
À fin avril 2026, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 369,9 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 41%, contre 39% à fin avril 2025 et un taux d’émission sur engagements de 77% contre 76% un an auparavant. Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, le solde ordinaire a été positif de plus de 1,63 MMDH au terme des quatre premiers mois de cette année.
