La rencontre réunit des responsables gouvernementaux, des institutions publiques, des ONG, des acteurs du secteur privé, des experts, des institutions financières et des groupes internationaux spécialisés en IA, pour examiner les enjeux liés à la transition numérique, à l’énergie, à la connectivité et aux perspectives de coopération en Afrique.
A cette occasion, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, a salué le rôle historique du CAFRAD dans le renforcement des capacités administratives et la modernisation de l’action publique. Elle a plaidé pour une vision africaine de l’IA, fondée sur la souveraineté, la confiance, l’éthique, la coopération scientifique et universitaire, ainsi que sur la formation des jeunes.
Pour sa part, Coffi Dieudonné Assouvi, directeur général du CAFRAD, a indiqué que les technologies numériques et l’IA sont des avancées majeures du 21e siècle, dans la mesure où elles bouleversent les modes de vie. Il a toutefois relevé que ces mutations soulèvent des interrogations éthiques et comportent des risques liés à la cybercriminalité, aux guerres hybrides, à la consommation énergétique et à la fracture technologique. Il a rappelé les efforts internationaux, dont la recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA adoptée en 2021, ainsi que le Pacte pour l’avenir adopté par l’ONU en septembre 2024, auquel sont annexés le Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures. Dans ce contexte, il a fait savoir que le CAFRAD entend mobiliser largement autour d’une feuille de route pour, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
