Cette initiative vise à moderniser le secteur minier, à renforcer la transparence et à simplifier les procédures liées aux licences et aux investissements dans les ressources minérales du pays. La ministre a expliqué que ce projet s’inscrit dans une réforme plus vaste, incluant des mises à jour du cadre juridique, de nouveaux appels d’offres et une révision du système de licences minières. Critiquant l’ancien système, encombré de paperasse, de retards et de données éparses, la ministre a déclaré que la nouvelle plateforme constitue une « solution pratique » grâce à un système numérique unifié reliant les données, les ressources et les cadres juridiques.
La plateforme intègre un suivi territorial automatisé, la gestion des chevauchements et des éléments d’intelligence artificielle, garantissant transparence et sécurité juridique immédiate. Elle combine également des données géoscientifiques, des outils de cartographie et un zonage des énergies renouvelables, permettant une exploration et une exploitation plus précises et éclairées.
L. Benali a noté que des décennies d’archives et de procédures complexes ont été transformées en un système rationalisé et en temps réel, offrant un cadre transparent unique pour tous les acteurs concernés. Le projet s’aligne également sur les engagements du Maroc dans le cadre de la Déclaration de Marrakech du 24 novembre 2025, où plus de 40 pays africains se sont engagés à promouvoir une exploitation minière responsable. Le registre vise à soutenir les normes environnementales, sociales et de bonne gouvernance tout en assurant des bénéfices pour les communautés locales. La ministre a ajouté que le Maroc cherche à mobiliser des partenaires partageant cette vision du développement durable, soulignant que « la technologie doit servir les personnes ». Elle a également annoncé des travaux en cours pour rendre la plateforme entièrement accessible aux utilisateurs malvoyants.
