Revolut, présente dans plusieurs pays à travers le monde, avait été reçue en juin dernier par la Direction générale de BAM, a rappelé A. Jouahri lors d’un point de presse tenu à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de 2025 du Conseil de BAM. « Le Conseil d’administration de la banque digitale britannique envisage de se rendre à Rabat en octobre, afin de présenter ses projets », a-t-il fait savoir.
A. Jouahri a souligné que l’octroi d’un agrément bancaire au Maroc repose sur plusieurs critères, notamment le projet industriel, la valeur ajoutée, l’expérience et le respect de l’équilibre global du marché. « Nous ne pouvons pas permettre à un nouvel acteur de déstabiliser le marché », a-t-il dit.
Le wali de BAM a également noté que, dans plusieurs pays, l’agrément accordé à Revolut a été limité à certaines activités, insistant sur le fait que Bank Al-Maghrib adoptera une approche similaire, adaptée aux spécificités nationales.
« Lorsqu’un opérateur sollicite un agrément, nous examinons son projet, sa technicité, et son apport pour l’économie nationale, tout en se penchant sur le profil des fondateurs », a-t-il encore soutenu. Rappelant que l’échange avec Revolut avait porté notamment sur le système financier marocain, la réglementation marocaine par rapport à l’agrément financier international et la lutte contre le blanchiment d’argent.
