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Fruit d’une étude lancée par le ministère de l’Industrie avec l’appui de la BERD et en partenariat avec les signataires, la convention place le partenariat public-privé au service d’une formation adaptée au besoin croissant et de plus en plus pointu des industriels en compétences spécialisées. La convention vise l’intégration progressive de modules de formation sur les soft skills, la production durable/décarbonée et l’industrie 4.0 et ambitionne d’impliquer les industriels dans l’amélioration de l’offre de formation des universités, notamment, pour les secteurs automobile et aéronautique. Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, a précisé que «la finalité première de ce chantier structurant est de former un capital humain de haute qualité répondant davantage aux besoins actuels et futurs des différents secteurs de l’économie nationale». Dans le cadre de la convention, le ministère de l’Enseignement supérieur s’engage à mobiliser les universités pour former des ingénieurs, des cadres moyens et des techniciens supérieurs selon les besoins spécifiques exprimés par les industriels via la CGEM, l’AMICA et le GIMAS afin de combler le gap quantitatif et qualitatif de ces acteurs. Il incitera également les universités à impliquer les acteurs industriels et leurs représentants dans la conception des programmes de formation tout en facilitant les partenariats entreprises/universités pour la création de filières et spécialisations. Pour rappel, ladite convention a été signée, côté gouvernement, par Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce et A. Miraoui, et côté privé, par Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Abdelmoumen Hakim, Président de l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (AMICA), et Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS).