Le syndicat a averti mercredi que le projet de décret « compromettra la stabilité financière de toutes les pharmacies sans exception, pouvant entraîner des milliers de fermetures ». Il a déploré par voie de communiqué l’absence de mesures de soutien ou de réformes parallèles, soulignant que les pharmaciens continuent de supporter « des coûts sociaux et fiscaux croissants », tout en fournissant des services quotidiens aux citoyens. Comme il a critiqué des lois qu’il qualifie d’obsolètes, qui « criminalisent les pratiques professionnelles ordinaires » et a condamné le « manque d’action du ministère pour freiner les pratiques monopolistiques, les ventes illégales de médicaments et les pénuries récurrentes ».
En juillet dernier, Amine Tahraoui, ministre de la Santé et de la protection sociale, a présenté au parlement un projet de réforme visant à réviser le système de tarification des médicaments. Le nouveau projet de décret cherche à amender les dispositions de 2013 en la matière, avec des révisions de prix plus fréquentes, tout en liant les prix des génériques aux médicaments d’origine, avec un ajustement des marges bénéficiaires des fabricants et plafonnement du nombre de génériques par produit.
Des informations rapportent que la tutelle devrait soumettre aux syndicats cette semaine la version finale du projet de décret relatif à la révision du système de fixation des prix de vente des médicaments, en vue de sa présentation au Conseil de gouvernement pour adoption prochainement. Une réunion entre syndicalistes et ministère est prévue pour discuter des derniers points de divergences, notamment la version finale du projet de fixation du prix des médicaments, qui a été approuvée et passera au vote et d’autres mesures faisant partie du dossier revendicatif des professionnels.
Le dialogue sera-t-il pour autant constructif ?
