« La décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) est connue depuis un an, et pourtant, la Commission semble ne pas avoir été en mesure, ou n’a pas voulu, résoudre la situation par une procédure adéquate », a-t-il déclaré lundi 6 octobre. Cet eurodéputé qui agit comme un porte-voix des séparatistes du Polisario affirme que la « décision viole un accord-cadre récemment actualisé entre les institutions européennes, qui visait à garantir qu’aucune application provisoire ne puisse avoir lieu sans l’aval du Parlement ».
De son côté, l’Espagnol Vicent Marzà (Verts/ALE), membre de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb (DMAG), a accusé la Commission de maintenir les eurodéputés « dans l’ignorance » et de faire preuve d’un « niveau d’opacité » sans précédent.
Pour rappel, des membres de la DMAG avaient reçu, le 28 janvier 2025 au siège du Parlement européen, une délégation du Polisario, pour une réunion consacrée à l’examen des arrêts de la CJUE du 4 octobre 2024.
La valse contestataire a été lancé par I. Serra Sanchez, du groupe La Gauche, en adressant une question écrite à la Commission européenne concernant l’« application provisoire du nouvel accord UE-Maroc au Sahara occidental », qu’elle estime « en contradiction avec les arrêts de la CJUE ».
A signaler que contrairement au Polisario, l’Algérie garde encore le silence face à l’entrée en vigueur du nouvel accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne, qui inclut les produits issus du Sahara occidental. Attitude qui contraste avec l’activisme de la diplomatie algérienne prompte à réagir contre la réaction des Vingt-sept aux arrêts en appel rendus le 4 octobre 2024 par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), en faveur du recours déposé par le Polisario.
La diplomatie algérienne avait alors convoqué les ambassadeurs de l’UE pour qu’ils expliquent le soutien de leurs pays au partenariat avec le Maroc. Ahmed Attaf, ministre algérien des A.E, avait déclaré à la presse que « toutes ces fabulations (soutiens de l’UE à Rabat, ndlr) s’expliquent par les relations stratégiques avec le Royaume du Maroc, les intérêts communs avec ce pays et les ambitions croissantes de s’emparer des richesses du Sahara occidental ».
Force est de constater aussi que l’Algérie n’a toujours pas réagi à la décision de l’administration Trump d’encourager les entreprises américaines, tant privées que publiques, à investir au Sahara. Christopher Landau, secrétaire d’État américain adjoint, en a fait grand cas à l’issue d’une rencontre fin septembre à New York avec Nasser Bourita ministre des Affaires étrangères.
