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Pas de RASD dans la ZLECAF : L’Algérie s’abstient de défendre une entité fantoche…

Les partisans du Polisario ne décolèrent pas depuis que leur parrain a décidé de les lâcher lors d’une réunion publique. Evoquant la zone de libre-échange africaine, Tayeb Zitouni, actuel ministre et ex-patron du Rassemblement national démocratique (RND), n’a pas fait la moindre allusion à la fantomatique RASD. Omission volontaire ?
Pas de RASD dans la ZLECAF : L’Algérie s’abstient de défendre une entité fantoche…

Le ministre algérien du Commerce et de la Promotion des exportations, et ex président RND, de la majorité gouvernementale, s’est félicité lors d’une réunion publique que son pays était parmi « les premiers des 54 Etats membres de l’Union africaine à appeler à la création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ».

Les propos du ministre algérien ont soulevé une vive colère chez les partisans du Polisario, exprimée dans des messages audio diffusés sur les réseaux sociaux. La raison est que le responsable algérien a ignoré l’existence de la fantomatique RASD,  parmi les membres de l’Union africaine.

Depuis le 27 février 1976, date à laquelle le Polisario a été proclamé, l’Algérie n’a pas désigné d’ambassadeur auprès de la RASD même si le président algérien actuel a reçu, lui, les « lettres de créance de l’ambassadeur de république sahraouie », lors d’une audience officielle accordée, le 26 juillet 2021 à Alger, à Abdelkader Taleb Omar.

D’ailleurs, les autorités algériennes ne reconnaissent pas le passeport émis par le Polisario. En décembre 2023, au port de Mostaganem, Haddamin Mouloud Said, avocat sahraoui, en a fait les frais alors que l’homme est connu pour sa défense des positions du Polisario, lors de conférences internationales.

Plus, la justice algérienne ignore les autorisations de circulation délivrées par le Polisario. En juin 2021, les autorités algériennes ont imposé aux habitants des camps de Tindouf souhaitant se déplacer à l’extérieur d’obtenir au préalable un « ordre de mission » délivré exclusivement par le gouverneur algérien de la wilaya de Tindouf. Une décision qui rend nulles et non avenues les « autorisations » de déplacement accordées auparavant par le « ministère de l’Intérieur » du Polisario.

Liquidation d’orpailleurs

A signaler aussi que l’armée algérienne a tué, mardi 28 mai, des orpailleurs sahraouis, près du « camp Dakhla », situé sur le territoire algérien à environ 200 km des camps de Tindouf, rapporte le Forum de Soutien aux Autonomistes de Tindouf (FORSATIN).

Les proches des victimes confirment l’attaque et citent les noms des chercheurs d’or tués. Le bilan exact de la frappe, probablement par drone, n’est pas encore connu. Des témoignages estiment le nombre des morts à 10. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital de la wilaya algérienne de Tindouf, indique FORSATIN.

Fin avril, des éléments de l’ANP avait liquidé trois orpailleurs installés dans les camps de Tindouf. Une patrouille militaire avait repéré le véhicule des chercheurs d’or près du « camp de Dakhla », situé sur le territoire algérien. S’en est suivie une course-poursuite, puis des coups de feu avaient été tirés. En octobre 2020, deux chercheurs d’or sahraouis avaient été brûlés vifs des militaires algériens dans le puits d’une profondeur d’environ sept mètres qu’ils étaient en train de creuser.

Comme lors des précédentes opérations de l’armée algérienne menées contre des orpailleurs sahraouis, le Polisario observe le silence.

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