Pour le syndicat, cette conjoncture peut permettre un nouvel essor du secteur, si elle s’accompagne des mesures adéquates. Dans ce sens, l’instance préconise de «développer les compétences et orienter le secteur vers un modèle plus durable et à plus forte valeur ajoutée, faisant de la transformation technologique un levier pour un travail décent, et non un facteur de réduction de l’emploi ou d’aggravation de la précarité».
Selon le mémorandum, «l’accent doit être mis non seulement sur la protection des emplois existants, mais aussi sur l’ouverture de perspectives de reconversion professionnelle». Pour ce faire, la FNCAMO propose une révision de l’offre marocaine d’externalisation d’ici 2030. Elle préconise aussi de «confier à l’Observatoire national du marché du travail le suivi de l’impact des transformations sur le secteur de l’externalisation et les centres d’appels, en collectant et actualisant régulièrement les données sectorielles, le nombre d’entreprises et de salariés, et en recensant les professions».
Par ailleurs, la Fédération recommande d’«intégrer des représentants des travailleurs au sein du comité technique de l’externalisation afin de garantir la dimension sociale et de la sécurité de l’emploi lors de l’analyse de l’offre sectorielle». Elle appelle également à «lancer un programme national de reconversion avant tout licenciement lié à la transformation technologique», avec des parcours clairs incluant formation, redéploiement, évolution de carrière et certifications reconnues.

