L’historien marocain a rappelé être interdit de quitter le territoire depuis 2020. « Ma voiture, ma maison et mon compte bancaire sont saisis depuis plus de quatre ans », a-t-il ajouté alors que l’année dernière, il a fait partie des militants détenus qui ont bénéficié de la grâce royale, à l’occasion de la fête du Trône.
M. Monjib était impliqué dans deux affaire, la première remontant à 2015, dans laquelle il a été initialement condamné à un an et demi de prison pour des accusations liées à « l’atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». La deuxième remonte à 2021, sur fond d’« accusations de blanchiment d’argent ». Il avait été remis en liberté, en attendant son procès.
Dans son message, M. Monjib a décrit son interdiction de quitter le territoire comme une « violation de la loi et du sens de la grâce royale, l’article 160 du Code de procédure pénale énonçant que les interdictions de voyager et le contrôle judiciaire sont limités à deux mois, renouvelables jusqu’à cinq fois au maximum ». « Dans mon cas, il n’y a jamais eu de prorogation de ces mesures », a-t-il affirmé, fustigeant une « décision illégale et injustifiée puisque la poursuite est politique et les accusations fabriquées ».
M. Monjib avait déjà mené, à plusieurs reprises, des grèves de la faim. La dernière remonte à 2023, en protestation contre sa suspension de son poste de professeur d’université.