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Les candidats indépendant prennent le large au Pakistan: Difficile retour du PTI aux affaires

Toujours pas de résultats officiels et définitifs au Pakistan, deux jours après les élections législatives. Mais des tendances de plus en plus précises confirment que la balance penche du côté du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) d'Imran Khan: les candidats indépendants qu'il soutenait sont en tête en terme de sièges, 100 selon le dernier décompte. Sauf que ça ne suffit pas pour obtenir une majorité absolue, et cela pourrait profiter à la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), de Nawaz Sharif, a priori mieux placé pour négocier des alliances.
Les candidats indépendant prennent le large au Pakistan: Difficile retour du PTI aux affaires

Ce qui se profile samedi, c’est une alliance du PML-N, le parti de N. Sharif (71 sièges) et du Parti du peuple pakistanais (PPP) de Bilawal Bhutto Zardari (54 sièges), qui se sont mis d’accord la nuit dernière pour «travailler ensemble» c’est-à-dire former une coalition afin d’avoir la majorité. N. Sharif avait, la veille, donné un discours de victoire devant des milliers de partisans. Seulement, le PTI d’I. Khan, emprisonné notamment pour une affaire de corruption, déclare lui aussi la victoire. Ses candidat qui n’ont pas été autorisés à se présenter sous l’étiquette du parti, ont cependant le plus grand nombre de sièges, et il cherchent à se rallier à un autre parti pour disposer d’une majorité à l’Assemblée.

Beaucoup de questions restent en suspens à ce stade. Ces élections et le dépouillement qui a suivi sont teintés d’irrégularités et d’un sentiment de frustration et de manque de transparence. L’absence de réseau mobile le jour du scrutin, les problèmes d’internet les jours qui ont suivi, ont favorisé le climat de suspicion à l’égard du processus électoral.

Le traitement d’I. Khan et de ses partisans, victimes de répression, a créé une atmosphère anxiogène et décevante pour les électeurs qui sont nombreux à ne pas avoir confiance dans le processus électoral pakistanais, comme le révèle un récent sondage: 70% de la population n’a pas confiance dans l’intégrité des élections.

Fondés sur des dynasties familiales et traditionnellement rivaux, la PML-N et le PPP se sont partagé le plus clair du pouvoir avec l’armée, depuis des décennies. Ils ont déjà travaillé ensemble et pourraient renouveler l’expérience, écrit l’AFP. Ils avaient formé un gouvernement de coalition, sous la direction de Shehbaz Sharif, le frère de Nawaz, après l’éviction d’I. Khan du poste de Premier ministre par une motion de censure en avril 2022. Les partis de moindre envergure ont remporté 27 sièges au total, notamment 17 pour le mouvement Muttahida Qaumi (MQM), et pourraient susciter les convoitises du PTI ces prochains jours.

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