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Législatives en Grèce : La droite se renforce…

En Grèce, la droite du Premier ministre sortant Kyriakos Mitsotakis a largement remporté les législatives dimanche, avec environ 40% des voix. Grâce à un changement de loi électorale par rapport au premier scrutin de fin mai, les conservateurs remportent donc cette fois un bonus de sièges au Parlement, qui leur permet de disposer de la majorité absolue, plus de 150 sièges sur 300, et donc, de gouverner a priori librement pour les quatre ans à venir.
La droite se renforce…

Au vu des résultats du premier scrutin législatif le mois dernier, cette large victoire des conservateurs grecs était attendue. Mais elle confirme que le chef de la droite, le Premier ministre sortant K. Mitsotakis va pouvoir retrouver son poste à la tête du gouvernement grec. Signe de l’ampleur de cette victoire, la carte politique de la Grèce, dimanche, est presque entièrement bleue, la couleur du parti de droite Nouvelle-Démocratie.

Avec un tel score, K. Mitsotakis est assuré de retrouver le fauteuil de Premier ministre qu’il a dû céder fin mai, avant la tenue des deuxièmes élections. « Le peuple, pour la deuxième fois en quelques semaines, nous a donné un mandat fort pour avancer vers les grands changements dont le pays a besoin », s’est félicité le dirigeant de 55 ans, dimanche soir, devant ses troupes.

 « Toute la Grèce est bleue ! », a-t-il également lancé devant ses partisans en liesse.  « La Nouvelle-Démocratie est le parti du centre-droit le plus fort en Europe ! », a-t-il également assuré, s’exprimant en bras de chemise devant le siège de son parti à Athènes. Quatre ans après son accession au pouvoir, Nouvelle-Démocratie améliore son score par rapport à 2019.

En ce qui concerne la gauche, sa défaite était, là aussi, attendue. Syriza, premier parti d’opposition, a encore perdu des voix par rapport au scrutin précédent. Alexis Tsipras, son chef et ancien Premier ministre, est donc à présent sur la sellette. Dans son discours, l’air sombre, il a d’ailleurs affirmé qu’il se soumettrait bientôt au jugement des membres de son parti. En se détournant largement de Syriza, les Grecs semblent montrer qu’ils veulent définitivement tourner la page des années d’âpres crise financière et de plans de sauvetage aux conditions drastiques qui les ont considérablement appauvris.

Par ailleurs, l’une des surprises de ce scrutin, c’est la poussée de l’extrême-droite, avec notamment un nouveau parti, les Spartiates, qui va faire son entrée à la Vouli, le Parlement grec. Ce parti bénéficie notamment du soutien d’un ex-dirigeant du parti néo-nazi Aube Dorée, qualifié d’organisation criminelle par la justice grecque. Enfin, un autre parti à la droite de la droite, Niki – la « victoire » en français – comptera lui aussi des députés dans la prochaine assemblée.

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