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La Palestine devant l’AG de l’ONU : La résolution des « deux Etats » adoptée à une majorité écrasante

by Perspectives Med
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La Palestine devant l’AG de l’ONU : La résolution des « deux Etats » adoptée à une majorité écrasante

Par 142 voix pour, 10 contre, dont Israël et les Etats-Unis, et 12 abstentions, et sous les applaudissements, l’Assemblée a adopté le texte de cette déclaration qui était ouvert à la signature de tous les Etats membres des Nations Unies.

Du 28 au 30 juillet 2025, la France et l’Arabie saoudite ont coprésidé une conférence des Nations Unies à New York, en faveur de la mise en œuvre de la solution à deux États. Plus d’une centaine de délégations avaient pris la parole, avec toutefois deux absents de taille : Israël et les Etats-Unis.

A l’issue de la conférence, les deux co-organisateurs avaient fait circuler, pour adoption, une « Déclaration de New York ». Dans cette déclaration, les signataires affirment qu’ils sont d’accord « pour agir collectivement afin de mettre fin à la guerre à Gaza, de parvenir à un règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, fondé sur la mise en œuvre effective de la solution à deux États, et de bâtir un avenir meilleur pour les Palestiniens, les Israéliens et tous les peuples de la région ».

« En l’absence de mesures décisives en faveur de la solution à deux États et de garanties internationales solides, le conflit s’aggravera et la paix régionale restera insaisissable », prévient le texte.

La Déclaration affirme aussi que « dans le contexte de l’achèvement de la guerre à Gaza, le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un État de Palestine souverain et indépendant ».

Ladite résolution met le couvercle sur la résistance, principe pourtant consacrée par le droit international, que le Hamas a fait valoir lors de la singulière opération Déluge d’Al-Aqsa lancée le 7 octobre 2023.

La « déclaration de New York » adoptée ce vendredi plaide d’ailleurs aussi pour la « fin de la guerre à Gaza » et un « règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, reposant sur une mise en œuvre véritable de la solution à deux États ». Une position habituelle de l’Assemblée. Ce qui n’a pas empêché Israël de dénoncer une résolution « honteuse » qui encourage le Hamas à la guerre.

Dans la perspective d’un futur cessez-le-feu, elle évoque également le déploiement d’une « mission internationale temporaire de stabilisation » à Gaza, sous mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, pour protéger la population, soutenir le renforcement des capacités de l’État palestinien et apporter des « garanties de sécurité à la Palestine et à Israël ».

Environ trois-quarts des 193 États membres de l’ONU reconnaissent l’État palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988. Mais après près de deux ans de guerre dans la bande de Gaza ravagée, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, mais pas que comme le démontrent les opérations menées aussi bien en Syrie qu’au sud-Liban, la crainte gagne du terrain que la création d’un État palestinien soit physiquement impossible.

 « Il n’y aura pas d’État palestinien », a affirmé jeudi Benyamin Netanyahu, Premier ministre israélien. Son allié américain a déjà annoncé que le président palestinien, Mahmoud Abbas, ne serait pas autorisé à venir à New York.

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