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La France mal notée par Fitch : La « Macronie » sur la sellette…

by Perspectives Med
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La France mal notée par Fitch : La « Macronie » sur la sellette...

« Bayrou a provoqué la note Fitch en dévalorisant la France comme Premier ministre pendant 15 jours. Il faut en finir avec la Macronie et ses politiques nuisibles pour la France et son peuple », a lancé sur X samedi J-L Mélenchon, leader de LFI. Un message faisant référence aux multiples interventions alarmistes de François Bayrou, au cours de l’été, sur l’état des finances publiques, et qui survient au lendemain de l’annonce de la dégradation par l’agence américaine Fitch Ratings de la note souveraine française de AA- à A+, qui mesure la capacité du pays à rembourser sa dette.

Une vingtaine de minutes avant lui, également sur X, M. Le Pen avait déploré « l’incompétence toxique » du macronisme, qui selon elle « a été soigneusement maquillée par le système sous les apparences d’une arrogante expertise pour mieux ruiner la France et empêcher le Rassemblement national de redresser notre pays ». « Il ne faut pas changer de méthode, mais rompre avec le macronisme », a ajouté la cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN). Selon elle, la France « n’a plus de temps à perdre avec des politiciens prisonniers de leur propre lâcheté, qui n’ont rien à proposer d’autre que le matraquage fiscal, le sacrifice des acquis sociaux et les coups de rabot pour éponger leur incurie budgétaire ».

« Une véritable humiliation pour le pays », a regretté Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République (UDR), pointant du doigt « le résultat désastreux de 13 ans de hollando-macronisme ». Les pro-Macron invoquent l’« instabilité » politique « Le Mozart de la Finance a encore frappé ! », avait pour sa part raillé Florian Philippot (Les Patriotes), toujours sur X. Et de ponctuer son message par un tonitruant « Dehors ! ».

Une dégradation qui survient « quatre jours après le départ de Bayrou », souligne de son côté François Asselineau. « Cela conforte mon hypothèse qu’il ait pu sciemment se faire chasser du gouvernement avant la note de Fitch, pour ne pas porter la honte d’avoir mis la France en faillite », a ajouté le président de l’Union populaire républicaine (UPR), pointant également du doigt Emmanuel Macron comme « responsable n°1 ».

Une dégradation, « résultat d’années de dépenses publiques sans contrôle, d’un État obèse et d’un pouvoir incapable de se réformer », a fustigé David Lisnard (Les Républicains), maire de Cannes et président de l’Association des maires de France. « Pour retrouver le triple A, il faudra en fini avec le triple S : Socialisme, Sur-réglementation, Spoliation fiscale », a-t-il ajouté.

Les membres de l’opposition n’ont toutefois pas été les seuls à réagir. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et président des Républicains, à l’instar de nombreux twittos affichant leur soutien à la coalition gouvernementale, a pointé du doigt « l’instabilité chronique voulue par les ingénieurs du chaos ». « Note Fitch : un pays que ses « élites » conduisent à refuser la vérité est condamné à en payer le prix », a également posté sur X… F. Bayrou. « Ayez au moins un peu de décence », l’a interpellé Charles-Henri Gallois, conseiller économique de Jordan Bardella (RN) passé par l’UPR. « Vous avez soutenu tous les budgets macronistes depuis huit ans », a-t-il lancé à l’ex-Premier ministre, soutien d’Emmanuel Macron lors des élections présidentielles de 2017 et 2022, renversé le 8 septembre à l’issue d’un vote de confiance sur la question des finances publiques rejeté par une large majorité des députés.

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