Suite à la forte explosion perpétrée jeudi soir par les forces ennemies israéliennes sur le plateau d’Ali al-Taher, dans le sud du Liban, la radio de l’armée ennemie israélienne a annoncé que ses forces s’étaient retirées du plateau et s’étaient positionnées sur les lignes arrière dans la région de Shaqif. Elle a ajouté que « nos forces auront la maîtrise des tirs sur les hauteurs d’Ali al-Taher et feront face à toute tentative du Hezbollah de les reprendre ».
La radio de Tsahal a indiqué que « l’opération de prise de la colline Ali al-Taher a duré trois mois, marquée par une résistance acharnée du Hezbollah ». Elle a ajouté que « l’armée israélienne a proposé aux combattants du Hezbollah de se rendre en hissant le drapeau blanc, mais ils ont refusé et ont combattu jusqu’au bout ».
Le journal Maariv a déclaré que « l’armée israélienne a donné aux membres du Hezbollah présents sur la colline d’Ali al-Taher le choix entre la mort et la reddition, mais ils ont refusé de se rendre et se sont engagés dans des affrontements, dont certains à courte portée ».
De son côté, la chaîne israélienne Channel 12 a déclaré que « l’armée israélienne affirme que les combattants du Hezbollah auraient pu quitter la colline Ali Taher et se rendre, mais ils ne l’ont pas fait. L’armée confirme que le Hezbollah s’est efforcé, tout au long de l’opération, de soutenir les combattants retranchés, d’évacuer les blessés et de les ravitailler. »
L’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) a annoncé qu’un séisme de magnitude 4,1 avait été détecté dans le sud du Liban, suite à des explosions massives menées par l’armée israélienne sur les hauteurs d’Ali Taher à l’aide de plus de mille tonnes d’explosifs. L’agence de presse nationale ANI a rapporté que la route de Khardali est complètement coupée à la suite de l’explosion survenue dans la nuit dans la région d’Ali Taher, où la force de l’explosion a provoqué des chutes de pierres et de roches, bloquant la route. La route était déjà impraticable pour les voitures, seuls les bus militaires étant autorisés à l’emprunter en direction de Marjeyoun et Hasbaya. Cependant, des éboulements ont aujourd’hui complètement bloqué la route, empêchant le bus militaire de passer et l’obligeant à emprunter la route de la vallée de la Bekaa.
Ce matin, les forces sionistes ont procédé à un bombardement sur une colline de la localité de Baraashit. Leur artillerie a également pilonné le Wadi al-Hujair.
Des avions ennemis ont attaqué la localité d’al-Mansouri, simultanément à un bombardement massif. ANI a rapporté que les forces ennemies ont détruit la majeure partie de l’école publique de la localité.
Devant ces évolutions, Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, estime que le pays est confronté à une véritable menace existentielle en raison de ce qui se passe dans le sud, estimant que quiconque prétend le contraire est comme une autruche qui se cache la tête dans le sable.
Dans une interview accordée au journal libanais Al-Joumhouriya sur la situation générale du pays et sur la possibilité que les récents événements à Nabatiyeh et ailleurs conduisent à l’occupation de nouveaux territoires par Israël, il a répondu que « la situation est dangereuse et toute solution semble lointaine. L’accord-cadre n’est plus en vigueur. Si les Israéliens veulent occuper, ils le peuvent. »
Interrogé s’il est satisfait des performances du gouvernement, il a répondu : « Nous verrons bien qui devra rendre des comptes. »
Concernant la politique du gouvernement consistant à imposer des taxes et des impôts accablant aux citoyens, le président du Parlement a déclaré que « l’État a besoin d’argent, et il ne devrait pas prendre de l’argent de ceux qui en ont besoin. » N. Berri a souligné que « l’armée libanaise est le pilier principal, voire le principal pont, pour la construction du Liban ».
Concernant sa relation avec le président de la République, il a dit : « Nous sommes en désaccord sur plusieurs points. Mais cela n’empêche pas notre amitié. » A la question posée par le journal : « Êtes-vous optimiste quant à la possibilité de trouver des solutions et des avancées dans les jours à venir, grâce aux efforts déployés pour y parvenir ? » Il a répondu : « Je ne suis pas optimiste, et la preuve la plus flagrante de mon pessimisme réside dans les massacres et les martyrs, y compris des enfants, sans parler des travaux de démolition et de destruction. Le mouvement qu’ils mènent est vain. Il n’y a malheureusement aucune solution. »

