La hiérarchie des pays contributeurs est restée relativement stable par rapport à 2024. Les recettes en provenance de France ont progressé de 16,5 %, passant de 36,9 milliards de dirhams à 43 milliards. Celles générées par les voyageurs espagnols ont atteint 20,5 milliards de dirhams, en hausse de 17,9 %. L’Italie a enregistré la progression la plus marquée parmi ces trois pays, avec une augmentation de 26,8 %, portant ses recettes à 10,6 milliards de dirhams.
Ces chiffres portent sur les recettes de voyages, une catégorie statistique qui englobe les dépenses des visiteurs étrangers, quels que soient les motifs de leur déplacement, notamment les loisirs, le travail, les études ou les soins médicaux. Elle se distingue des seules recettes touristiques, limitées aux dépenses des visiteurs venus pour les loisirs et les vacances.
À l’échelle nationale, les recettes de voyages ont atteint un niveau record de 138,6 milliards de dirhams à la fin de 2025, contre 114,5 milliards un an auparavant, soit une progression de 21 %. Principale composante des échanges de services dans la balance des paiements, ce poste a ainsi contribué à renforcer les recettes extérieures du royaume. Dans le même temps, les dépenses de voyages à l’étranger ont augmenté de 13,2 %, passant de 29,4 milliards de dirhams en 2024 à 33,2 milliards en 2025, soit une hausse de 3,8 milliards. L’écart entre les recettes et les dépenses a permis de dégager un excédent de 105,4 milliards de dirhams, en progression de 23,8 % par rapport aux 85,1 milliards enregistrés en 2024.
Les voyages à titre personnel constituent la principale composante de ce poste, aussi bien du côté des recettes que des dépenses. En 2025, leur solde excédentaire a augmenté de 23,7 %, passant de 81,3 milliards à 100,5 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique par une hausse des recettes de 23 milliards de dirhams, supérieure à l’augmentation des dépenses, qui s’est limitée à 3,8 milliards. Les voyages à titre professionnel ont également affiché un solde positif en hausse. Celui-ci s’est établi à 4,8 milliards de dirhams en 2025, contre 3,8 milliards en 2024, soit une progression de 26,3 %, équivalant à un milliard de dirhams supplémentaire.
Déficit des services de transport
À l’inverse, les services de transport, deuxième composante des échanges de services après les voyages en termes de recettes et de dépenses, ont vu leur déficit se creuser de 10,8 % en 2025. Leurs recettes ont progressé de 5,6 %, pour atteindre 46,6 milliards de dirhams, contre 44,2 milliards en 2024. Cette augmentation est toutefois restée inférieure à celle des dépenses, qui ont crû de 6,8 %, passant de 58,1 milliards à 62,1 milliards de dirhams sur la même période.
La progression des recettes s’explique principalement par la hausse des revenus du transport maritime et aérien. Les recettes du transport maritime ont augmenté de 6,1 %, soit 1,3 milliard de dirhams supplémentaire, pour atteindre 22,4 milliards en 2025, contre 21,1 milliards en 2024. Celles du transport aérien ont progressé de 5,5 %, soit 1,1 milliard de dirhams, pour s’établir à 21 milliards, contre 19,9 milliards un an auparavant. Les recettes des autres modes de transport ont, pour leur part, augmenté de 2,4 %.
Du côté des dépenses, la hausse est notamment liée au transport aérien, dont la facture a progressé de 11,1 %, soit 1,4 milliard de dirhams, pour atteindre 13,8 milliards en 2025, contre 12,4 milliards en 2024. Les dépenses de transport maritime ont également augmenté de 6 %, soit 2,5 milliards de dirhams supplémentaires, pour s’établir à 43,3 milliards, contre 40,8 milliards l’année précédente. Enfin, les dépenses consacrées aux autres modes de transport ont progressé de 3,2 %.

