La pluie s’est invitée à Melbourne dimanche 12 mars, pour l’ouverture de la saison de Formule 1. Si elle a eu le don de crisper les pilotes, elle a fait le bonheur des spectateurs qui n’en demandaient pas tant.
Un début de saison chaotique.
C’est le tout jeune Isack Hadjar (Racing Bulls) qui a débuté le bal des perdants. Dès le tour de formation sur piste humide, il a détruit sa monoplace dans le mur retardant ainsi le départ. Mais très vite il est rejoint par quatre autres pilotes parmi lesquels on retrouve l’expérimenté Carlos Sainz à bord de sa Williams.
Après l’évacuation des bolides en miettes, la course était enfin lancée au tour 8. Mais le calme fut de courte durée. Dès l’autorisation d’utiliser le DRS, les voitures papayes ont fait leur show. En s’emparant de la première et de la seconde place au détriment de M. Verstappen.
Alonso met son grain de sel
Une fois débarrassé du bouchon batave, les deux McLaren s’envolaient littéralement devant. En dix tours, elles collaient 14 secondes à M. Verstappen soit une éternité dans le monde de la formule 1. Quant au reste du peloton, il était en lutte avec l’usure des gommes, comme Lewis Hamilton et sa Ferrari englués derrière la Williams d’Albon ! C’est alors que Fernando Alonso relançait le jeu en fracassant sa voiture au tour 34, provoquant une nouvelle voiture de sécurité et ruinant au passage les efforts de McLaren. En effet, toutes les écuries profitaient de l’aubaine pour changer de pneus et mettre des gommes pour piste sèche. Mieux encore, tout le monde s’est sagement remis en file indienne derrière la voiture de sécurité.
La folie de la pluie
De ce passage aux stands, les McLaren optaient pour les gommes dures et creusaient l’écart avec M. Verstappen en mediums. Mais C’était sans compter sur la pluie qui s’est abattue avec violence sur le circuit dès le 44 -ème tours. La sanction fut immédiate : les MacLaren de Norris et Piastri se sont transformées en tondeuses à gazon permettant à Verstappen de récupérer la tête de la course pour un tour le temps de mettre des intermédiaires comme L. Norris. Ferrari tentait le coup inverse et gardait ses pilotes en piste, l’occasion pour L. Hamilton de mener un tour en rouge, mais Lawson pulvérisait à son tour sa Red Bull au tour 47. La voiture de sécurité était de retour et les Ferrari rentraient dans le rang en s’arrêtant. J’espère que vous avez suivi !
Au tour 51, la course était relancée pour 6 tours avec Norris devant M. Verstappen, Russell, Albon et Antonelli. Cette quintette n’allait pas évoluer malgré la pression de M. Verstappen sur Norris dans les deux derniers tours. Le Britannique tenait sa victoire, la cinquième en carrière, et confirmait ainsi son statut de favori dans ce début de saison mais M. Verstappen sera là.
Derrière, on notera la belle cinquième place de Kimi Antonelli, 16e sur la grille, pour sa première en F1 avec Mercedes ou encore la belle remontée de Nico Hulkenberg, 7e avec sa Sauber. Au rayon des déceptions, les Ferrari arrivent en haut avec un Charles Leclerc, seulement 8e, et un L. Hamilton, 10e, doublé sur le fil par un Oscar Piastri, forcément déçu.
Loin des soporifiques Grands Prix, celui d’Australie fut hippique et palpitant à la fois… Tout ce qu’on aime.