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Face à la contestation sociale de la jeunesse : Le PAM brise le silence en reconnaissant et en excusant les défaillances décriées

by Perspectives Med
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Face à la contestation sociale de la jeunesse : Le PAM brise le silence en reconnaissant et en excusant les défaillances décriées

Prenant la parole lors d’une rencontre entre la direction collégiale du PAM et le nouveau bureau national de sa jeunesse, F-Z. Mansouri a souligné que « prétendre trouver une solution à toutes les difficultés est tout simplement irréaliste ». Pour la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville et présidente du conseil communal de Marrakech, les choses sont on ne peut plus claires. « Si nous avions pleinement réussi, nous n’entendrions pas aujourd’hui ces voix qui s’élèvent dans la rue et sur les réseaux sociaux. Oui, nous n’avons pas totalement réussi, mais nous avons remporté des succès à certaines étapes, et notre pays, lui aussi, a connu des réussites ailleurs », a-t-elle fait valoir ? « Nous, qui sommes nés dans les années 1970, savons pertinemment que le Maroc de 2025 n’est pas celui des années 80 ni des années 90. Refuser de le reconnaître relève de la mauvaise foi. Cela dit, cela ne signifie pas que tout va bien, car il existe bel et bien des problèmes réels. En tant que gestionnaire des affaires locales et présidente de commune, je reçois quotidiennement dans mon bureau des doléances liées à la santé », a-t-elle encore relevé. Et d’affirmer que le déficit du système de santé est évalué à 30.000 médecins, un manque impossible à combler dans un court délai. « Peut-on mentir aux Marocains et leur dire que la crise du secteur sera réglée dès demain ? Non, ce n’est pas possible. C’est une réforme qui requiert du temps et qui ne peut, en aucun cas, être accomplie en une ou deux années», a-t-elle souligné. Mais elle n’a nullement fait mention de l’exode des compétences de la santé qui rendent exangues les structures sanitaires du pays. 

S’agissant de la contestation menée par la jeunesse dite “Génération Z”, la dirigeante du PAM a estimé que les manifestations représentent « une part de la vitalité démocratique ». Elle a néanmoins appelé à leur encadrement afin de permettre un dialogue constructif avec les contestataires. « Si nous nous exprimons aujourd’hui, ce n’est pas par peur de ces jeunes… Nous n’avons pas peur de nos enfants. Certains sont descendus dans la rue, et c’est légitime ; mais nous ne voulons pas que cela se fasse hors cadre légal. Nous souhaitons qu’ils s’expriment dans une structure organisée, afin que, si nous décidons d’ouvrir un dialogue avec eux, nous en ayons la possibilité », a-t-elle déclaré.  « Nous sommes disposés à accepter les critiques des Marocains, à ce qu’ils ne votent pas pour nous et qu’ils nous demandent des comptes. Nous avons longtemps pratiqué l’opposition, et cela ne nous pose aucun problème », a-t-elle abondé. La ministre a toutefois tenu à rappeler que « l’essentiel est que le débat demeure dans le cadre institutionnel. Aujourd’hui, malgré leurs protestations, les jeunes affirment tous leur attachement à la patrie, à la monarchie, à l’éducation, à la santé et à la dignité. Il n’y a donc aucune divergence sur le fond. Ce que nous voulons, c’est que notre jeunesse reste dans ce pays, qu’elle y contribue et qu’elle y trouve sa place », a-t-elle précisé.

Abordant enfin le travail partisan, Mansouri a réaffirmé que la démocratie constitue un choix irréversible pour les Marocains, avant de souligner que « les partis ressemblent à une famille. On y trouve du bon comme du mauvais, du corrompu comme de l’intègre. » Et de lancer: « Sommes-nous arrivés au terme de ce système ? Vivons-nous une phase d’étouffement démocratique ? Le nouveau modèle de développement est né à l’initiative de Sa Majesté le Roi. Mais avons-nous atteint les objectifs fixés ? Peut-être pas… Peut-être devons-nous aujourd’hui repenser totalement notre manière d’agir. Toutefois, en attendant de trouver la réponse, nous faisons face à un choix : celui de la démocratie. C’est le choix du peuple marocain, un choix pour lequel il a sacrifié, pour lequel il a été emprisonné et détenu ».

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