« Le monde a besoin de coopération entre les pays et de travailler ensemble sur des problèmes communs », a fait observer Felix Bolanos dans des déclarations à la presse, assurant que la nouvelle position de son pays sur le Sahara marocain s’inscrit dans cette logique.
Dans ce contexte, il a mis en exergue l’importance du Maroc pour l’Espagne, notamment en matière de coopération dans la gestion des flux migratoires et la lutte contre les réseaux de trafic d’êtres humains. En ouvrant une nouvelle page dans leur relation bilatérale, l’Espagne et le Maroc s’engagent à consolider une coopération « stable et bonne », a-t-il martelé.
Vendredi, Pedro Sanchez a adressé un message au Souverain dans lequel il a souligné que « l’Espagne considère l’initiative marocaine d’autonomie comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend » au sujet du Sahara Marocain.
Reconnaissant « l’importance de la question du Sahara pour le Maroc », le chef de l’exécutif espagnol a mis l’accent sur « les efforts sérieux et crédibles du Maroc dans le cadre des Nations Unies pour trouver une solution mutuellement acceptable » au différend. En réaction à ce message, le Maroc a indiqué qu’il apprécie hautement les positions positives et les engagements constructifs de l’Espagne au sujet de la question du Sahara Marocain.
Message judicieux
Le message adressé au roi Mohammed VI par le président du gouvernement espagnol, est «judicieux pour asseoir une relation de confiance et de sincérité» entre le Maroc et l’Espagne, a souligné, samedi, José Luis Rodriguez Zapatero, ex-chef du gouvernement espagnol.
C’est un message «pour asseoir une relation de confiance sur des bases solides, avec une sincérité absolue de la part des deux parties», a affirmé J.L. Zapatero dans un entretien spécial diffusé sur les ondes de Medi1 Radio.
Qualifiant de «très positive» la déclaration du gouvernement espagnol en faveur du plan marocain d’autonomie au Sahara, il a estimé que cette position marque le retour de la «bonne relation et de la confiance entre le Maroc et l’Espagne».
«La position du gouvernement espagnol sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc est une position que j’ai défendue depuis 2008, quand j’étais le président du gouvernement (…) et qui, maintenant, se manifeste à nouveau », a-t-il soutenu, formant le souhait de voir le conflit du Sahara connaître « dans un futur proche une solution ou un accord basé sur le plan marocain d’autonomie».
«J’ai toujours pensé que la relation avec le Maroc devait se baser sur une confiance, une sincérité et une transparence totales en matière de sécurité, d’intégrité territoriale ou d’immigration», a-t-il précisé.
J.L. Zapatero a tenu, par ailleurs, à féliciter les ministères des affaires étrangères du Maroc et de l’Espagne pour ces résultats après des mois de diplomatie et de travail discret. Et mis l’accent sur la nécessité pour les deux pays d’avoir une vision tournée vers l’avenir. «Parfois, les crises sont une grande opportunité pour en sortir renforcé», a-t-il argué. Pour avancer sur la voie d’une relation de confiance, J.L. Zapatero a estimé qu’il est impératif d’œuvrer dans les domaines de l’économie, de la sécurité et de la culture.
Mettant en avant les liens culturels et linguistiques dans ces moments d’inquiétudes dans le monde, il a qualifié de «très positive» cette nouvelle position qui a donné un nouvel élan à la diplomatie et à l’amitié ainsi qu’à l’entente entre deux pays comme l’Espagne et le Maroc.
