C’est une découverte qui pourrait changer beaucoup de choses si elle vient à être confirmée. Mercredi 10 septembre, la Nasa a annoncé par le biais d’une étude parue dans la prestigieuse revue scientifique Nature, avoir découvert les traces potentielles d’une vie passée sur Mars.
Le robot Perseverance de l’agence spatiale américaine a en effet découvert des minéraux sur le sol de la planète rouge, dans le lit d’une ancienne rivière, de la vivianite et de la greigite, précisément, ainsi que des composés contenant du carbone. Sur Terre, ce cocktail est souvent le résultat d’une activité biologique.
Mais la découverte de la Nasa, quoique prometteuse, ne suffit pas pour affirmer qu’il y a eu de la vie sur Mars dans un lointain passé où de l’eau ruisselait encore à la surface de la planète. Des phénomènes naturels, géologiques, peuvent également produire ces minéraux, sans aucune intervention d’organismes vivants. Et depuis Mars, le robot Perseverance n’est pas équipé pour trancher.
Pour confirmer la découverte, il faudrait rapporter ces échantillons sur Terre. Une mission nommée « Mars sample-return mission » (Mission de retour d’échantillons martiens, en français, NDLR) est initialement prévue par la Nasa pour la fin de la décennie. Mais la mission sera compliquée et chère. Et la Maison Blanche entend donc l’annuler dans sa proposition de budget 2026 de la Nasa. Son examen par le Congrès doit débuter dans quelques semaines. L’annonce tombe donc à pic et donnera peut-être envie aux parlementaires de sauver le projet.
